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Rouleau compresseur au Cameroun: La force de l'expérience du voleur Paul Biya envoie nuitamment la journaliste Mimi Mefo en prison ( vidéo de Me Alice Nkom )

2018-11-08 19:45:40 - Outre les coupures intempestives d'électricité auxquelles les Camerounais sont aussi habitués que le sont les dents et la langue, la répression des journalistes (arrestation, passage à tabac, intimidation) est en voie de représenter le fait majeur du "septennat -débutant- des grandes opportunités" que vient d'entamer le président Paul Biya du Cameroun, sous le signe de l'expérience de la force de la barbarie. La preuve ! 

Lexpédition au cachot de la journaliste Mimi Mefo est l'une des pages les plus sombres de l'histoire du journalisme au Cameroun que le Tribunal militaire de Douala a écrit très tard dans la nuit du mercredi 07 novembre 2018, 24 heures après la prestation de serment de Paul Biya dont l'expérience en matière de répression et de violation de la liberté d'expression et d'information vient ainsi de démontrer sa force dans toute sa plénitude.
 
Mimi Mefo est inculpée pour avoir relayé une information publiée par (Cameroon News Agency: CNA (CNA), faisant état de ce que  « Le missionnaire américain Charles Truman Wesco avait été abattu  par des soldats camerounais près de Bamenda, région du Nord-Ouest du Cameroun ».  Le même média en ligne avait également affirmé : «Ce n'est pas le premier cas, trois mois auparavant, les soldats, ont  tué un pasteur ghanéen en mission pastorale dans la région du Nord-Ouest ».
 
Mais manifestement hors de portée des entitées dédiées à la répression des actes de terrorisme journalistiques, ni le directeur de publication de CNA, ni l'auteur de l'information n'ont été arrêtés, et c'est Mimi Mefo qui est en voie d'écoper pour un crime qu'elle n'a jamais commis. C'est d'ailleurs le propre de tout journaliste qui se respecte au Cameroun, puisque chacun des professionnels de la presse qui n'applaudit pas des quatre membres la façon dont les choses y vont à vau-l'eau par la faute des dirigeants obstinément  inconséquents, s'attend désormais, à aménager dans l'une des cellules appelées prisons de ce vaste pénitencier  de 475.442 kilomètres carrés qu'est devenu l'Etat de non-droit Cameroun. Et c'est le moins qu'on puisse dire.  
 

: Afrique Monde