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Revirement à 180 degrés au Cameroun : Cabral Libii prêt à travailler avec Paul Biya. d'après Médard Ntep, Mr Cabral Libii veut signer sa mort en politique.

2018-10-23 20:15:36 - Le candidat du parti Univers est-il à ce point déçu de ne pas être au moins classé deuxième derrière le vainqueur de l'élection présidentielle déclaré par le conseil Constitutionnel au point de vouloir jeter le froc aux orties ? Les masques tombent-ils ? Pourquoi cette rapide désertion sur fond d'offre de service aussitôt Biya proclammé élu ?...  

 

Des questions et bien d'autres qui se posent au Cameroun depuis la sortie lundi sur les antennes d'une radio  internationale de Cabral Libii qui a pourtant émerveillé les Camerounais, non seulement par sa bonne tenue pendant la campagne, mais aussi par son rang dans le classement des candidats à l'élection présidentielle, qui le place au-dessus du candidat du mythique SDF, Joshua osih. Bien plus, Joshua Osih est apparu ces derniers temps comme l'homme politique le plus virulent contre le dictateur camerounais. Lors d'un récent entretien avec un journaliste de la chaine de télévision STV, il posait au président Biya la question de savoir ce que lui avait fait la jeunesse camerounaise pour qu'il (Biya, ndlr) l'offense tant.
 
Contre toute attente, il revient 72 heures plus tard affirmer être disposé à travailler avec Biya pour construire son pays, ou si les condidtions d'un travail constructif sont réunies. 
 
A la question de notre consoeur de Bbc Lyliane Niatcha de savoir s'il assiterait à l'investiture de Paul Biya s'il était invité, Cabral Libi répond qu'il faudrait qu'on l'invite d'abord, et que le cas échéant il étudiera…
 
La position de Cabral Libii est d'autant plus déroutante que, révélation de la dernière élection présidentielle à laquelle il faisait partie d'outsider, voire de cheveu dans la soupe pour certains, il est depuis la campagne électorale au cours de laquelle il est resté constant dans la critique du bilan de Paul Biya, l'un des piliers sur lesquels de nombreux Camerounais, les plus jeunes en l'occurrence, mais pas seulement,  espéraient pouvoir  construire leur quête d'une alternative crédible au régime de Paul Biya. La preuve, de tous les hommes politiques camerounais (toutes obédiences confondues) qui ne savent plus où donner de  la tête avec cet épineux problème de la tribalisation de la vie socio-politique camerounaise avec une certaine prédilection pour la stigmatisation plus ou moins gratuite des Bamilékés, il est celui qui a pris une position claire et lisible, quand les autres se cachaient derrière le langage politiquement correct, de peur de se faire taper sur les doigts par la pègre ethno-fasciste qui n'hésite pas à monter les Camerounais les uns contre les autres quand cela peut servir ses intérêts de perpétuation de son pouvoir.  On a même vue récemment l'une de ses dernières recrues, un  certain Momo Jean de Dieu, tirer à boulets rouges sur les Bamilékés, (con groupe ethnique d'origine), juste pour faire bonne figure auprès de ses nouveaux amis  
 
Dans un pays où l'on est habitué aux retournements   de veste, la dernière déclaration ne peut que soulever un tollé compte tenu du charisme qu'il a acquis en tenant un discours justement à l'opposé de celle-ci, mais surtout compte tenu du fait que l'expérience a démontré que personne n'a jamais réussi à imposer un rythme de travail constructif au régime du président Biya, une véritable machine à broyer les bonnes volontés, où tout est fait sur "hautes instructions du chef de l'Etat, Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République, chef des armées..." (Sic). 

 
A moins que l'on se dise qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas… d'idée !  Mais sitôt, cela ressemble à un appel du pied, du type qui qui vous dénature un homme respectable pour en faire un personnage borné. Ce n'est pas Issa Tchiroma qui nous démentirait.
 
Ndam Njoya Nzoméné
 

: Afrique Monde