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Cameroun : « Arrière de moi satan ! » L'exemplaire fin de non-recevoir de Cabral Libii à l'antibalékisme idiot des agents de Biya (vidéo)

2018-10-20 16:18:58 - Dans un document sonore dont Cameroonvoice a pris connaissance, le candidat du parti Univers, l'un des plus menaçants à la réélection du président Paul Biya, prend à rebrousse-poil les paniqués du régime Biya, qui continuent de surfer sur la fibre tribale des Camerounais pour les opposer les uns aux autres, non plus sur la base de leurs différences politiques ou idéologiques, mais sur la base de leurs appartenances communautaires.

Cabral Libii s'insurge contre cette entreprise divisionnistes  aux conséquences on ne peut dangereuses de ceux qui, lorsqu'ils veulent détruire le pays aux fins d'assouvir leur soif égoïste de pouvoir, unissent leurs forces, indépendamment de leurs origines ethnique (la tristement fameuse tribu du ventre selon l'économiste camerounais Célestin Monga, mais qui, lorsqu'ils sont mis en difficulté, s'arrangent dans leurs sombres officines  pour se présenter comme une maison des gens profondément divisés en raison de leurs différences ethniques.   
 
 Nous avons essayé de transcrire le document audio, que nous mettons ci-dessous à votre disposition. Quand vous l'aurez écouté ou lu, vous comprendrez que rien ne sera plus comme avant, et que quel que soit le vainqueur de l'élection du 7 octobre 2018, le Cameroun a pris le tournant décisif pour le changement, et que rien ne pourra plus l'arrêter. 
 
« C'est à peine si on ne me supplie pas :"Oh Cabral, ça va, on va travailler ensemble, tu es jeune, tu as de l'avenir. Ça s'est passé. C'est le système, il a ses (réalités, ndlr)... reconnais la victoire, ne t'inscris pas"... Déjà il y a une sottise qu'on construit maintenant  partout, qui est d'ordre tribal: "Non, n'écoute pas, ne suis pas les  bamiléké dans leur affaire qu'ils  sont en train de faire...". 
 
Vous avez des gens apparemment qui vous appellent parce qu'ils parlelnt le même patois que vous, Et j'ai à chaque fois la même réponse :  "Arrière de moi Satan".
 
Voilà où on en est. Parce qu'un des candidats a déclaré sa victoire avant l'heure, sur des bases que lui seul sait, c'est devenu l'affaire des Bamilékés.  On oublie que Jean Kuete (Secrétaire Général du Comité Central du Rdpc-parti au pouvoir- ndlr) est Bamiléké, que Luc Sindjoun (Conseiller spécial à la présidence et militant du rdpc, ndlr) est Bamiléké, que Nganou Djoumessi (ministre des Travaux Publics et chef de la délégation du Comité central du rdpc dans son Bamboutos natal, ndlr) est Bamiléké. Apparemment, seul Kamto serait Bamiléké maintenant. Niat Njifendji (Président du Sénat, membre du Comité central du Rdpc, ndlr) n'est pas bamiléké. Et il se peut que seuls les Bamilékés ont voté pour  leur frère. Comme si, pour que je gagne à Eséka, il a fallu que ce soient des Chinois qui votent et non des Bassas. Pour que je gagne dans la Sanaga-Maritime, ce sont les Thaïlandais qui sont venus voter. On oublie cette réalité du champ politique camerounais qui est telle que le vote est encore fortement ethnique. Ça n'a pas changé,  c'est en train d'évoluer. Mais ça ne veut pas dire que tous les Camerounais d'une ethnie votent pour leur frère. Sinon j'aurais eu 100% à Pouma où je n'ai fait que 55% ou à Eséka où j'ai fait 60%.
 
Maurice Kamto a été voté à Eséka –c'est mon village-, Joshua  Osih y a été très fortement voté, à un moment je me suis senti menacé par lui… On construit des trucs comme ça.
 
Quand ils doivent détruire le Cameroun, non, ils ne se regardent plus en chiens de faïence. A ce moment-là, ils font le bloc des destructeurs et des spoliateurs du Cameroun. Lorsqu'il y a la débandade, ils commencent à manipuler les autres. Parce que c'est ça qui est malheureux là dedans. Ce sont les Camerounais de la rue qu'on est en train de manipuler. Et on me dit : « Non, reste républicain ». En fait, rester républicain…, ça se comprend. « Mais non, ne suis pas les bamilékés », je dis : "foutez-moi  le camp avec ce genre de bêtises. Lorsque vous détruisez le Cameroun, vous ne distinguez pas que vous êtes Bassa, Bamiléké, Eton, ou je ne sais quoi… vous détruisez le Cameroun. Quand il faut bourrer les urnes, vous ne distinguez pas les Bamilékés et les autres, quand vous fabriquez les faux procès-verbaux, vous êtes la même tribu. Mais lorsque vous voulez manipuler le grand public, vous décidez dans vos officines de vous scinder en Bamiléké, Bassas, …, selon qu'il y a des candidats, Bassas,   Bamilékés et tout le reste. Voilà les réalités du Cameroun.  Nous devons aller au-delà de tout ça, parce que ça va aller s'exacerbant, malheureusement. 
 
Vous avez vu un journal proche du régime qui a titré : « Cabral Libii, le roi du Nyong et Kelle et de la Sanaga-Maritime. Quand vous savez ce que ce journal a dit de moi pendant la campagne, vous êtes étonnés que ce journal me sacre roi… »
 

Ndam Njoya Nzoméné

: Afrique Monde