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Cameroun/Contentieux électoral (fin): Chronique d'une messe électorale dite par les 5 fossoyeurs de la démocratie (vidéo du Pr Kamto)

2018-10-19 17:24:52 - Après une suspension d'audience qui a duré une éternité, le Conseil Constitutionnel du Cameroun  a remis la rengaine très tard dans la nuit de jeudi à vendredi : Comme toutes les requêtes en annulation partielle ou totale qui ont été portées à son attention par les candidats à l'élection présidentielle Cabral Libii du parti UNIVERS et Maurice Kamto du MRC, la requête du candidat du SDF, Joshua Osih, a été déclarée irrecevable en la forme, mais rejetée sur le fond, parce que  « non justifiée et sans incidence sur la sincérité du scrutin », clôturant ainsi la série noire des rejets des requêtes en annulation de l'élection truquée.

Chronique d'une messe électorale dite avec l'évangile selon... saints fossoyeurs de la démocratie. 
 
Il ne reste plus au très prévisible Conseil Constitutionnel, qu'a finir en apothéose le bal masqué commencée avec le lancement de la campagne électorale le 22 septembre dernier.  Ce sera à l'occasion de la  proclamation des résultats qui devra intervenir d'ici lundi au plus tard, pour sacrer inéluctablement  le président de droit divin, Paul Biya, bipède indispensable, s'il en est, dans un monde de mortels dont on dit qu'il est truffé de cimetières, eux aussi pleins d'hommes qui croyaient que la terre disparaitrait avec eux.
 
Ainsi s'achève la saga du contentieux électoral au Cameroun où le juge électoral, déjà partie de l'affaire par sa structuration, a refusé de faire droit aux arguments imparables des requérants qui ont démontré, preuves innombrables, évocation et invocation du contexte et des répercussions de l'élection présidentielle à l'appui,   que ce qui s'est passé le 7 octobre 2018, était tout sauf une élection.
 

 
La débauche  d'énergie à laquelle  se sont livrés les avocats -d'un incommensurable talent tant oratoire que professionnel- des candidats de l'opposition (Kamto, Libii et Osih), se sera révélée in fine un show offert par le bourreau à des condamnés à mort pour les distraire avant de les exécuter. Même si en face d'eux  on a pu se rendre compte que les défenseurs coalisés du "pays organisateur" –plénipotentiaires du Rdpc et avocats, Elecam et avocats, ministère de l'administration territoriale, avec  en embuscade la Commission Nationale de Recensement des Votes et  le Conseil Constitutionnel même, dont les membres étaient -à une exception insignifiante près- marqués par leur proximité avec le candidat président sortant de veules bégayeurs et pleureuses,  mythomanes et paranos, ne disposant d'autres arguments que l'insulte et le travestissement à vue d'œil  de la vérité. 
 
Lesquels ont bien sûr remporté la partie comme on s'en doutait bien. A-t-on jamais vu perdre une équipe dont les joueurs sont en même temps  arbitre central, arbitres assistant et commissaire du match.  
 
Cette fois-ci, comme toutes les autres, d'ailleurs, ce sera tant pis pour le public  sur lequel sont déjà dardés les gourdins (mitraillettes) des nervis du service d'ordre du stade, pour les réduire au rôle de spectateurs passifs et impassibles du match truqué de bout en bout.
 
Et ce sera tant pis si cela consacre la sécession définitive du Cameroun. 
 
Un Penalty marqué par Kamto, Une  invalidation catégorique par l'arbitre-partie. Et les choses s'inversèrent. La messe électorale fut dite par les 5 fossoyeurs de la démocratie camerounaise : Paul Biya, Elecam, La Commission Nationale de Recensement des Votes, le Conseil Constitutionnel, et maintenant l'armée qui va faire le travail de réduire les poches résiduelles de résistance populaire.
 
En attendant que le peuple camerounais, disposé à dire non en secouant la tête et non en la hochant, dise « Ave Caesar morituri te salutant »,   dites :
 
«Amen !»
 
En anglais et en français, dans le journal officiel, selon la procédure d'urgence !!!!!!!
 
Ndam Njoya Nzoméné
 

: Afrique Monde