Nombre total de visites : 3719957
Aujourd'hui : 522
En ligne actuellement : 3

Cameroun : Kamto en tête dans 4 régions, ELECAM enrage et met en garde contre des stratégies aux fins non avouées

2018-10-08 02:08:52 - Selon le site cameroonintelligencereport.com qui affirme relayer des résultats partiels contenus dans les procès-verbaux après la clôture des opérations électorales,  Maurice Kamto, candidat du MRC auquel s'est rallié vendredi un autre candidat, Akere Muna, arriverait déjà en tête  dans les régions de l'Extrême-nord, du Littoral, de l'Ouest et du Centre, où il est suivi de près par Joshua  Osih et Cabral Libii, candidats du SDF et du parti UNIVERS respectivement. 

Selon le même média en ligne, le président sortant viendrait quant à lui en quatrième position, quoique menant la danse dans les régions du sud-ouest et du Nord-ouest où ses forces armées mènent une terrible guerre contre les groupes armés séparatistes et les populations civiles soupçonnés de sympathie pour les mouvements séparatistes. Ici,  seules les troupes gouvernementales en mission de répression ont voté, les civils ayant visiblement souscrit au mot d'ordre de « zéro élection » lancé par les sécessionnistes ou craignant d'être prises dans le feu croisé des affrontements entre les troupes de Yaoundé et les combattants de l'état en projet d'Ambazonie. Mais l'avance du président serait sans impact considérable, puisque sur les plus de 2300 bureaux de vote de ces deux régions à peine 13 ont pu fonctionner, pour permettre aux militaires, policiers, gendarmes et gardiens des prisons, ainsi qu'une poignée de fonctionnaires audacieux.
 
Toujours selon nos confrères, le président Biya arrive en tête dans dans deux régions peu peuplées : sa région natale du Sud et  la région voisine de l'Est où cette fois-ci, il est talonné de près par le candidat de UNIVERS, Cabral Libii.
 
Déduction, le véritable jeu se situerait entre Maurice Kamto et Joshua Osih qui se disputent la première place pour accéder au prestigieux palais présidentiel, même si la grande inconnue reste le rôle de la Cour Constitutionnelle inféodée au régime en place qui pourrait être tentée, comme l'organe électoral, ELECAM, de jouer le mauvais jeu en inversant ou falsifiant les résultats.
 
 Cette  information de cameroonintelligencereport.com qui n'est pas accompagnée d'éléments de preuve, n'est pas pour plaire justement à  ELECAM, l'organe en charge de l'organisation et de la gestion des élections considéré a posteriori comme une chambre de fabrication des victoires au service du parti au pouvoir au Cameroun et de son leader Paul Biya.
 
Aussi, Elecam vient-il  de publier un communiqué dans lequel il « décline toute responsabilité sur la campagne de désinformation de l'opinion publique nationale et internationale sur les résultats non officiels de l'élection présidentielle 2018 actuellement publiés via les réseaux sociaux »  et, « par conséquent, recommande à tous d'éviter d'être acteurs de pareilles stratégies aux fins non avouées. ».
 
Sam Mayem et Bob Ayuk

: Afrique Monde