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Au Cameroun de Paul Biya, Paul Biya dans les poubelles de l'histoire ? Arrêt sur image(s) !

2018-09-30 11:59:50 - On  ne saura jamais qui a eu la géniale et ingénieuse idée d'aller placarder les affiches de campagne électorale du président au règne presque quarantenaire du Cameroun partout ou besoin sera, manifestement pour servir et valoir ce que droit. Ni si celui qui l'a fait a une araignée plus agitée qu'à son tour dans le plafond.  Ce qui est par contre irréfutable, c'est que le président aura si bien donné la mesure de son sens de la confiscation du Cameroun à travers sa formule finalement révélée en 2016 du « ne dure pas au pouvoir qui veut, mais dure au pouvoir qui peut », que les individus commis à sa campagne électorale n'hésitent pas à le suivre dans la logique d'accaparement en prenant le Cameroun tout entier pour eux, c'est-à-dire pour lui. Comme ils le montrent encore bien en cette période de campagne électorale.

Depuis le début de la campagne électorale le 22 septembre, les affiches des candidats de l'opposition placardées le jour, sont déchirées par des militants du parti au pouvoir la nuit. Il ne faut pas croire que ces vandales d'occasion ont le droit de se livrer à de tels actes, ou qu'ils ne sont passibles d'aucune sanction. Que non, ils savent pertinemment que ce qu'ils font est mal, mais ils obéissent à des commanditaires qui leur ont garanti l'impunité. Tout simplement, même s'il leur est recommandé de faire attention, question de ne pas se faire surprendre en pleine action par des militants de l'opposition ou les partisans du candidat de l'opposition dont ils vandalisent les affiches.
 
Paul Biya affiché sur des bacs à ordures.  sur des poubelles ! Tout un symbole en images. 
 
En revanche, les militants de l'opposition savent jusqu'où ne pas aller. Ils ne prendront jamais le risque de déchirer l'affiche du candidat du Rdpc, au risque de se faire étiqueter « terroriste » de l'Ambazonie ou de Boko Haram, s'ils sont pris sur le fait par un affidé du candidat président sortant ou par la police ou la gendarmerie qui sur le sujet, sont d'une vigilance à toute épreuve. Ils savent surtout jusqu'où ne pas aller pour poser les affiches de leurs champions, et évitent soigneusement les endroits réputés politiquement neutres comme les murs ou enceintes d'établissements scolaires ou de services de sécurité, alors que les équipes de campagne du seul candidat qui a « la force de l'expérience », eux, ne s'embarrassent pas de pareille décence.
 
Et comme il n'y a que les adeptes de l'excès  qui ne s'embarrassent pas de décence, les militants de l'Ere dépassée (lisez RDPC) en sont aujourd'hui à occuper tous les espaces imaginables et inimaginables, qu'ils se sentent presque obligés d'en placarder sur les bacs à ordures  débordant d'immondices  qui ont fait des carrefours où ils sont placés de gigantesques décharges publiques en pleine ville. L'image ci-dessus en est une excellente illustration.
 
Du coup, du Paul Biya qui s'invite à l'école à travers ses affiches de campagne  placardés sur les murs des écoles  et d'autres dans les livres –comme si ses fanatiques jouaient à relèguer aux calendes bantoues la maxime « la politique aux politiciens, l'école aux écoliers » édictée par le même Biya quand cela l'arrangeait, au Biya qui s'invite inconsciemment dans les poubelles, question de ne laisser nulle place où ses affiches de président éternel ne passent et repassent, c'est tout un symbole (à double signification) :
 
-    1ère signification : le Cameroun n'est plus une République (au sens de la chose de tous) telle que pensée par ses pères-fondateurs (les nationalistes Upécistes en tête desquels Ruben Um Nyobe, et même le régime néocolonial d'Ahidjo à qui la France remit les rênes du pays en 1960 à charge pour lui d'en perpétuer le statut d'Etat suzerain  de la "mère-patrie"), mais bien une propriété incontestable de Paul Biya, autrement dit une BIYAËRIE.
-    2nde signification : aucun crime n'étant parfait, l'excès de zèle des fanatiques de Biya les pousse à jeter leur favori dans les poubelles auxquelles le condamne  en réalité  sa gestion hasardeuse et insaisissable du Cameroun, alors qu'il s'accroche désespérément au gouvernail du pays, espérant disposer ainsi d'un moyen de se  rattraper et de s'en servir comme rampe de lancement lui permettant  de rentrer dans l'histoire par le bon côté.
 
Le drame est que dans ce pays où le sentiment de honte semble avoir été abandonné aux animaux sauvages, les personnes concernées au premier chef par cet état de chose semblent s'en battre les c… comme de leur premier caleçon.
 
Ainsi va le Cameroun à dix jours du plébiscite programmé (et annoncé par de fake sondages) de « l'expérience de la force… brutale » !   
 
Ndam Njoya Nzoméné

: Afrique Monde