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Cameroun/Présidentielle2018 : En campagne à Douala, Akere Muna promet l'enfer aux voleurs de deniers publics

2018-09-29 22:18:34 - Figure de proue camerounaise de la lutte contre la corruption endémique et systémique qui s'est emparée du pays sous le régime du président Biya, Akere Muna, a annoncé jeudi à Douala les couleurs des mesures que prendra sous son égide "la Nouvelle République" dont il se veut le chantre contre les auteurs de malversations financières au détriment du contribuable,  s'il est élu le 7 octobre prochain à la plus haute fonction de l'Etat, comme il en a déjà la ferme conviction.

Le célèbre avocat (ancien Bâtonnier de l'Ordre des Avocats du Cameroun) dont la  candidature  portée par le Mouvement NOW et la plateforme pour la Nouvelle République réunis sous la bannière du parti Front populaire démocratique (FPD), et qui a reçu ces derniers le soutien de nombreuses formations politiques de l'opposition  dont la branche légitimiste du parti nationaliste UPC, a donné hier à Douala, la capitale économique, un grand meeting de campagne électorale à l'intention de cette ville dont on sait du reste une bonne frange à lui acquise.
 
Devant l'impressionnante  foule qui s'est donné rendez-vous au stade de la Cité-Cicam, le candidat du FPD a axé son message de campagne électorale sur sa détermination,  non seulement à tordre le coup à la corruption s'il devient le locataire du palais de marbre d'Etoudi, mais surtout à faire rendre gorge aux auteurs de détournements de deniers publics.
 
Aussi la menace contre les prévaricateurs s'est-elle faite plus que jamais précise : « A tous ceux qui ont volé l'argent du peuple pour le garder à l'étranger, j'arrive ! Je connais leurs noms et leurs comptes, ils seront  tous traqués, et tous ceux qui aspirent diriger ce pays doivent déclarer leurs biens ».
 
Pour rappel, Akere Muna s'est signalé il y a quelques jours, le  24 septembre, en rendant public  son patrimoine personnel. Premier homme politique camerounais à avoir entrepris ce type de démarche depuis l'adoption de la Constitution de 1996 instituant cette donne révolutionnaire, l'ancien responsable le la branche camerounaise de l'Ong Transparency International, en  sacrifiant au rituel de la déclaration des biens qui se veut désormais une exigence éthique  et républicaine pour les personnalités assumant des responsabilités publiques ou aspirant à le faire, a campé la posture  de l'homme noble, crédible  et donc exemplaire dans ce Cameroun qui en a d'autant plus besoin que ceux qui sont censés appliquer  la Constitution qu'ils ont adoptée et promulguée, ne l'évoquent qu'en ses dispositions  qui leur permettent de maintenir le peuple sous leur coupole d'oppresseurs, mais ne s'en souviennent jamais dans celles qui les obligent à se plier aux desiderata des Camerounais. Il suffit de suivre notre regard.
 
Ndam Njoya Nzoméné
 

: Afrique Monde