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Cameroun/Présidentielle 2018: Rebelotte, un Conseiller technique (en fonction) de Paul Biya lui demande d'aller se reposer

2018-09-13 15:08:29 - Conseiller à la présidence de la République encore en fonction, L'ingénieur expert des questions économiques, financières et managériales critique la politique de Paul Biya qu'il juge inopérante et dépassée, Christian Penda Ekoka, réputé pour sa liberté de parole, ne s'est pas encore prononcé sur le candidat de l'opposition à l'élection présidentielle d'octobre  pour lequel bat son cœur. Mais la cause est entendue pour le candidat président sortant, Paul Biya, dont il est un collaborateur de longue date. Monsieur Penda Ekoka ne soutient et ne soutiendra pas le président Biya, candidat à sa propre succession pour la septième fois. 

Cette donne qui s'insinuait simplement depuis quelques semaines, est devenu claireent un fait jeudi, lors de son passage à l'émission "La Vérité en Face sur la chaine de télévision privée la plus courue au Cameroun, Equinoxe TV, sur le plateau de laquelle, pendant un peu plus de deux heures, celui qui est toujours le Conseiller technique du président Biya, et militant du parti au pouvoir, le Rdpc   que dirige le même Paul Biya depuis sa création en 1985, a formellement et avec insistance, décrié les tares du régime,  et appelé le président dont il dit être proche –malgré tout- et dont il apprécie les qualités humaines et de chef de l'administration camerounaise, à se tirer des mains qui le tiennent en otage et à s'offrir le luxe d'un repos bien mérité.
 
 
Le président Biya a beaucoup fait pour le Cameroun, et à cet âge  (85 ans depuis le 13 février dernier, ndlr) il devrait pouvoir se reposer et écrire ses mémoires. C'est ainsi que l'on peut résumer la posture de libérateur d'un président octogénaire otage des clans mafieux et des forces d'inertie que campe celui qui a refusé un poste de vice-président de la Banque Africaine de Développement que lui proposait ses détracteurs au sein du sérail, question d'éloigner cette grand gueule d'un système que ses permanentes et pertinentes remises en cause semblent troubler et empêcher de tourner en rond. Selon l'hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, Penda ekoka aurait alors répondu aux auteurs de cette proposition (indécente ?) : « Qui vous dit que je veux quitter le Cameroun ? ».
 
Réponse catégorique d'un personnage intellectuellement rigoureux qui n'a pas coutume de mâcher ses mots malgré son extraordinaire  affabilité, qui a souvent fait dire de lui que si au moins le quart des collaborateurs les plus en vue du président Biya se comportaient comme lui, avec ouverture d'esprit et respect pour les populations camerounaises, le régime Biya n'aurait pas besoin de battre campagne pour remporter une élection. Hélas !, malheureusement… !
 
Bien avant sa sortie de mercredi sur les antennes de Equinoxe TV lors de laquelle il a invité la jeunesse camerounaise à saisir au bond l'opportunité que lui offre l'élection présidentielle du 7 octobre 2018 pour « agir » de sorte à donner une orientation et un sens à son destin, Christian Penda Ekoka a publié en début de semaine dernière, en sa qualité de président de l'Ong "AGIR",   une tribune (à lire en fin de page) que beaucoup ont considéré comme la profession de foi d'un candidat à l'élection présidentielle. Sauf qu'il ne faisait pas partie des candidats.
 
 
Ndam Njoya Nzoméné
 

: Afrique Monde