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Cameroun- Le chassement en marche : One Love signe « Paul Biya doit partir »

2018-09-11 15:12:53 - A en croire certains illuminés plus enclins qu'à leur tour à prodiguer des conseils oiseux, parce que préoccupés uniquement par leurs intérêts petitement mesquins qui ne se trouveraient que du côté d'un régime sulfureux avec lequel ils s'acoquinent au prix de la misère infinie de leurs compatriotes,  le mot d'ordre « Paul Biya doit partir » (en anglais « Paul Biya must go ») qui écume les langues et les lèvres des Camerounais depuis  n'est pas un programme politique.  

Et pourtant Dieu seul sait que la présence à la tête du Cameroun du nonagénaire président au règne quarantenaire suffit à elle seule pour garantir la descente perpétuelle de ce pays et de ses citoyens aux enfers.
 
Dans le cadre du processus de "chassement" de l'homme politique le plus détesté du Cameroun, l'artiste One love mêle sa voix au concert des récriminations qui fusent de toutes parts contre un régime  qui n'a rien fait d'autre que montrer ses  limites 36 années durant.
 
Magnanime, l'artiste  axe le propos de sa chanson sur la nécessité pour le président qui a hérité de son prédécesseur d'un pays riche, prometteur et en paix, et qui en a fait un pays pauvre où la majorité des citoyens tire le diable par ses méchants crocs, un pays en pleine guerre civile de sécession   dont la majorité, et finalement un « pays de merde » dont la population ne rêve que de partir très loin, y compris en Guinée Equatoriale, au Tchad, en Centrafrique, pour espérer souffler.
 
En d'autres termes, One Love pense, comme la plupart de ses compatriotes, que le champion naturel du Rdpc a tellement  passé l'âge de s'épuiser pour recoller les morceaux u Cameroun déchiré par son impéritie, que personne n'y croirait plus.
 
Il devrait donc le comprendre et faire place nette.
 
Mais One Love n'est pas le seul à le penser : pour des raisons beaucoup plus politiques qu'humanitaires, Mongo Beti, le plus célèbre des écrivains camerounais, écrivait : dans son inoubliable "Lettre ouverte aux camerounais" : «  Une réconciliation nationale postule deux préalables. D'abord Paul Biya devra s'effacer. Outre le sang de citoyens trop souvent innocents que son impéritie a fait couler, il s'est révélé un dirigeant trop aboulique, protéiforme, sournois et, en définitive,trop docile aux volontés de Paris pour favoriser par sa présence à la tête de l'Etat une coopération confiante au sein d'un gouvernement de conciliation ou les nécessaires relations d'estime et de respect mutuel entre ce dernier et une population aujourd'hui gorgée d'amertume et désenchantée ».  
 
Hervé Emmanuel Nkom, quant à lui, disait que Paui Biya est l'incarnation de l'incapacité à [de] gouverner.  Et à ce jour, ça n'a pas changé!
Alors,

 
Ndam Njoya Nzoméné
 

: Afrique Monde