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Cameroun-Présidentielle 2018 : Kamto(MRC) et Osih(Sdf) se passent le mot pour torpiller une coalition de l'opposition ( avec ou sans eux, nul ne peut gagner devant le tricheur tripatouilleur Biya-bifainéant )

2018-08-22 18:13:12 - La seule raison qu'il reste aux Camerounais de croire encore à un possible regroupement de l'opposition en vue de réaliser l'espoir d'alternance à la tête de l'Etat qu'ils placent dans l'élection présidentielle ne tient plus qu'à la maxime « ne dis pas fontaine je ne boirais jamais de ton eau ». C'est-à-dire à rien ou presque. Car à moins que leurs positions actuelles soient un leurre destiné à tromper leur "adversaire commun" pour le surprendre le moment "M" venu, il est difficile d'attendre d'eux quoi que ce soit de bien.

Un reportage de l'AFP (citations des principaux candidats de l'opposition à l'appui) https://afrique.lalibre.be/23385/cameroun-face-a-biya-une-candidature-unique-de-lopposition-improbable/
 
repris par nos confrère de Cameroonweb 
 
 
édifie suffisamment sur   la mise à mort de l'espoir des  Camerounais par ces derniers, qui emporte aussi (heureusement) leur suicide politique que ni les accusations mutuelles qu'ils se font, ni les justifications ridicules de leur démarches visant à rendre une coalition de l'opposition irréalisable, irréaliste et injustifiée, et encore moins leurs aveux tacites de l'invincibilité du président sortant, Paul Biya, candidat à sa propre succession, ne pourront arrêter. 
 
A l'exception notable de Me Akere Muna et Cabral Libii, qui semblent encore les seuls à y tenir, et les seuls à avoir manifesté l'intention de s'effacer, si nécessaire, pour donner l'exemple ;  mis à part  Adamou Ndam Njoya, champion pour faire "cavalier seul" qui demeure taiseux sur la question, même si on peut lui reconnaitre d'avoir été échaudé par l'expérience de 2004 où Fru Ndi lui fit "traitreusement" faux bond et  "l'opposant" Garga Haman Adji dont on sait depuis qu'il ne jure que par Biya depuis qu'en bon enfant prodigue il s'est repenti de sa trahison d'il y a un quart de siècle (il avait démissionné  du gouvernement  à la veille de l'élection présidentielle de 1992 - à laquelle tout le monde avait vendu la peau de l'ours Biya avant de l'avoir tué - et rejoint l'opposition au sein de laquelle il fera office de directeur de campagne du candidat de la coalition dénommée « Union pour le Changement, un certain John Fru Ndi),  les autres figures de proue de la scène politique camerounaise engagés dans la course du 7 octobre  ne manquent aucune occasion de montrer à quel point ils entendent torpiller  tout ce qui va dans le sens d'opposer une candidature forte à Paul Biya. 
 
Dans un exercice de tartuferie genre un pas en avant, deux pas en arrière, Maurice Kamto souligne un temps que personne ne veut la coalition autant que lui et que personne n'a œuvré autant que lui pour qu'elle ait lieu, puis la minute d'après, botte en touche : « J'ai toujours mis tout le monde en garde qu'il n'y aura pas de candidat unique de l'opposition pour deux raisons. La première c'est ce que même si l'on parvient à avoir un candidat unique parmi les acteurs connus, le gouvernement peut toujours susciter un autre candidat ».
 
Le bouquet, c'est Joshua Osih du Sdf qui l'assène en toute malhonnêteté, et sur fond de déni  révoltant : « Nous avons gagné une élection en 1992 sans coalition et nous pensons que nos forces sur le terrain peuvent nous permettre de gagner ».
 
 Archifaux ! Le SDF dont il est le candidat n'a jamais remporté une élection au Cameroun, fut-elle la présidentielle de 1992.
Bien plus, s'il est communément admis au Cameroun qu'en 1992  le candidat président sortant –le même, 26 ans après- et sa Cour  Suprême avaient tout simplement inversé les résultats en attribuant au premier les 39,98  % de suffrages exprimés en faveur de Fru Ndi, et à ce dernier les 35,97%  % obtenus par son adversaire, faisant ainsi de celui-ci le vainqueur officiel du scrutin, ce que personne n'a d'ailleurs jamais prouvé effectivement, le camp Fru Ndi ayant opté de ne pas introduire un recours en annulation des élections pour des raisons qui font jusqu'à ce jour  l'objet de beaucoup de controverse, il est encore vrai que pour obtenir ce résultat, une coalition dénommée l'Union pour le Changement avait été mise sur pied et comprenait outre le SDF de John Fru Ndi, la branche légitimiste du parti nationaliste historique Upc dirigée par  Ndoh Michel, l'Ufdc du Dr. Victorin  Hameni Bieleu qui pouvait à l'époque se prévaloir d'un important capital électoral, ainsi que le Mdp de feu  Samuel Eboua, qui avait une notoriété indéniable sur la scène politique. On n'oubliera pas les Forces Progressistes de François Sengat-Kuoh, le PSDC du Pr. Jean Michel Tekam, le PSLD du Pr. Same Mbongo, le RAP de Jean-Michel Nitcheu, le MSND de Me Yondo Black, ou encore la Convention Libérale de Pierre Flambeau Ngayap…et l'on en oublie.  Voilà la coalition qui a donné les près de 40% ou près de 36% à son candidat Fru Ndi en 1992. Et d'un point de vue arithmétique, on conviendra que l'Union pour le Changement avait réussi à s'allier ne serait-ce que les candidats Ndam Njoya (3,62 %) Ekindi (0,7%) et Emah Ottou (0,4%), son candidat  - présenté sous la bannière du SDF -puisque la loi électorale au Cameroun  interdit les regroupements de partis sous un seul label dans le cadre d'une élection- aurait carrément  remporté l les élections  avec 40,69% de suffrages.
 
Autre hypothèse, puisque le SDF a coutume de se prévaloir de son supposé poids électoral qui, quoique minable, en fait le principal parti de l'opposition camerounaise, pour exciper que c'est aux autres de se mettre derrière lui et non l'inverse. Si à l'élection présidentielle de 1992 le SDF et tous ceux qui l'avaient soutenu avaient suivi cette logique du parti de l'opposition le plus en vue, nul doute qu'ils se seraient résolus à porter Bello Bouba Maigari (dont le parti, l'UNDP, était la plus grande force de l'opposition parlementaire avec 68 députés à l'Assemblée Nationale sur 180) à la tête de la coalition, et les scores de tous les candidats de l'opposition que nous avons additionnés quelques lignes supra, ajoutés à celui de Bello Bouba qui avait à lui seul obtenu 19,22%, sans avoir été soutenu par une kyrielle d'autres partis comme John Fru Ndi, auraient donné un total de 59,91 au candidat de l'opposition. Le pouvoir aurait depuis cette époque changé de main. 
 
C'est dire que les arguties de ceux qui pensent qu'en se mettant ensemble ils ne pourraient pas battre Biya, mais que paradoxalement en allant en rangs dispersés et en se combattant mutuellement plus qu'ils ne combattent l'adversaire –au risque de s'épuiser avant l'échéance-même, ne tiennent pas la route. 
 
Mais on ne refait pas un opposant camerounais. Une espèce hypocrite et maudite qui fait de la misère des Camerounais son fonds de commerce. Reste alors à souhaiter à tous ces plaisantins un bon et  joyeux suicide le 7 octobre.   
 
Un suicide dans lequel ils n'emporteront avec eux ni le Cameroun, ni les Camerounais. Car, comme le disait le nationaliste camerounais Ruben  Um Nyobe, « La lutte du peuple Kamerunais est comme le train qui va de Douala à Yaoundé. Certains montent à Douala, d'autres montent ou descendent sur le parcours, mais le train lui arrivera à Yaoundé ».
 
A bon entendeur… ! 
 
Ndam Njoya Nzoméné - Titre : AM

: Afrique Monde