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RDC - Moïse Katumbi interdit d'entrée en RDCongo : Indifférence détonante de l'UA et de l'Onu en comparaison avec le cas Bemba

2018-08-09 20:33:49 - L'organisation des Nations Unies (ONU) et l'Union africaine (UA) ont-elles définitivement fait leur choix du futur président de la République démocratique du Congo ? Des signaux éloquents parmi lesquels le silence de mort  observé par ces deux organisations généralement désignés par le  terme abusif  de "communauté internationale",  relativement au drame que vit l'opposant congolais Moïse Katumbi, interdit par le régime Kabila de mettre les pieds en RDC où il entendait déposer sa candidature à l'élection présidentielle de décembre prochain, et avec lui, des millions de ses partisans, en disent assez sur la réponse à la question.

Alors qu'un autre opposant, Jean-Calude Bemba est rentré en fanfare en RDC pour déposer sa candidature à cette échéance électorale majeure du pays après avoir séjourné dix années durant au bagne de la Haye pour « crimes de guerre », avant de se voir totalement blanchi par cette filiale judiciaire  de la prétendue communauté internationale des combinards qu'est devenue la Cour Pénale Internationale, l'opposant Moïse Katumbi qui est pourtant considéré par les autorités illégitimes de la RDC comme un fugitif à l'encontre duquel une peine de trois ans de prison devrait être appliquée dans toute sa rigueur, a été empêché de fouler le sol de son pays natal, avec force mobilisation des forces armées et de police, qui, le 3 août ont tiré à balles réelles, tué et blessé des Congolais dont le seul crime était de vouloir réserver à cet ancien ami de Kabila –passé à l'opposition- un accueil digne de son rang.
 
 

Le régime interdit mon atterrissage & barricade la frontière...Mon crime ? Vouloir entrer dans mon pays & déposer ma candidature. En tentant de me bloquer, on veut retirer aux Congolais leur droit à de vraies élections. Je me battrai ! Merci à l’immense foule ici à

 
L'opinion a attendu jusqu'ici une réaction de la "communauté internationale" que l'on suppose soucieuse de l'équité du processus électoral en RDC. Que nenni ! 
D'où les nombreuses interrogations subséquentes à cette attitude quand on sait que la plupart des peuples qui ploient sous le joug des tyrannies n'ont qu'elle pour recours.
 
Illustration, ces tweets rageurs et  interrogateurs d'un internaute, Yacouba Ouattara, et d'un leader de l'opposition ivoirienne,  Mamadou Koulibaly :  
 
 

Je me pose les mêmes questions que vous et j'observe qui ni l'UA, ni l'ONU, ni ...ne se sont fait échos des difficultés de Katumbi qui doit se sentir buen seul sur ce continent.
À quel moment, feront nous de l'Afrique un idéal de vie opposé à sa conception geonomique actuelle?

 
 
Il est vrai que Kabila compte beaucoup sur la province du Katanga  où Katumbi (ancien gouverneur de cette région) est la voix la plus écoutée pour faire élire son "dauphin" désigné, Emmanuel Ramazan Shadary à la tête du pays, et que pour cette raison, la présence dans la course de monsieur Katumbi constituerait un gros caillou dans sa chaussure, étant entendu qu'il voudrait pour sa succession un pantin qui garantirait son impunité. Mais la "communauté internationale" a-t-elle le droit de laisser les petites préoccupations personnelles du Dictateur Général sen voie de déchéance primer sur la notion d'égalité des chances qui doit prévaloir lors d'une élection ? 
 
L'ONU et l'UA, au nom de la "communauté internationale » doivent se rattraper au risque de paraitre des complices  de la grave controverse qui se dessine à l'horizon des élections du 23 décembre 2018 au pays de Patrice Emery Lumumba.
 
Ndam Njoya Nzoméné - Titre: AM
 
 

: Afrique Monde