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France : « l’affaire d’Alexandre Benalla » Il ne s’agit pas seulement d’un favori ayant pété un plomb mais bien d’un système né a sein du PS.

2018-07-22 14:34:30 - A priori l’affaire se présente comme celle d’un monarque, en train -notons le bien- d’exiger d’une assemblée godillot qu’elle renforce encore ses pouvoirs, et qui refuse de désavouer un favori auquel il ne refuse rien. Quitte à lui sacrifier quelques fusibles dans la plus haute hiérarchie policière, voire même un ministre de l’intérieur qui lui apporte le soutien des francs maçons…

 
On peut alors s’interroger sur la nature des services rendus au dit monarque par un espèce de psychopathe capable à toute occasion de péter les plombs. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg, celle des scandales d’état qui font le bonheur du canard enchaîné. Mais il y a plus, le favori était coutumier du fait le voici déjà le 17 octobre 2017 à une manif de la CGT . C’est pourquoi nous partageons cette analyse de  Yann Le Pollotec .
Il est également indispensable de souligner que tout ce beau monde est apparu au sein du parti socialistes, celui auquel une stratégie criminelle a soumis depuis des années le PCF, le parti qui à la base continuait à se battre avec les travailleurs contre la politique de ce monde. Et c’est cela le véritable scandale, celui que dans leur congrès les communistes doivent mettre en lumière pour extirper ce qui a créé les conditions d’un rapprochement entre la gauche et la droite et à favorisé l’émergence de l’extrême-droite. (note de danielle Bleitrach)
 
Non « l’affaire d’Alexandre Benalla » ne résume pas à une coupable « amitié romantique » entre un Président de la République imprudent et un jeune homme ambitieux un peu trop pressé, qui aurait pété un plomb. Oui, il s’agit d’une affaire politique qui dépasse le destin personnel d’Alexandre Benalla. Rappelons d’abord le contexte du 1er mai : un mouvement social hétérogène et multiforme allant de la SNCF aux hydrauliciens en passant par les étudiants, qui se cherchait et dont les manifs du 1er mai pouvaient constituer une 1ère étape vers sa convergence vers une contestation générale de la politique d’Emmanuel Macron. Dans ce contexte le pouvoir a procédé dans les jours précédents à l’évacuation manu militari d’un certain nombre d’universités occupées, dont la fac de Tolbiac. 
 
À Paris, la manif du 1er mai fait l’objet de provocations majeures : le cortège syndical et politique est bloqué, coupé en deux puis copieusement gazé (je peux en témoigner comme nombre de mes camarades), alors que dans le même temps pendant plusieurs dizaines de minutes des centaines de casseurs très organisés se livrent tranquillement au saccage du boulevard de l’Hospital, sans intervention faute d’ordres des forces de police. Des clients d’un fast food incendié sont même mis en situation critique sans que les forces de l’ordre reçoivent l’ordre d’intervenir.
 
Pendant ces événements qui ressemblent fort à une provocation destinée à casser le mouvement social, Alexandre Benalla est vu et filmé avec un talkie-walkie au milieu du dispositif de police. Or ce type d’engin ne sert qu’à deux choses : donner des ordres et en recevoir. Questions quels ordres a reçu Alexandre Benalla et quels ordres a-t-il donné et à qui ?
 
Arrive l’affaire de la place de Contrescarpe : un rendez-vous apéro après la manif de militants libertaires et autres y était donné y compris via des sites Internet publics. Là aussi l’intervention de Benalla ne ressemble pas à un pétage de plomb, mais plutôt à une provocation réfléchie puisque l’individu n’intervient pas seul, mais de concert avec son collègue Vincent Crase, membre du SO de LREM, qui est armé d’un pistolet automatique à la ceinture. Dans la soirée d’autres provocations se produisent dans le quartier latin autour du lycée Henri IV et du Mdo du Luxembourg où de mystérieux groupes d’extrême droite attaquent et blessent des étudiants à coup de club de golf. Enfin dans la nuit un groupe de « policiers » (ou peut être de pseudo policiers avec Vincent Crase et Alexandre Benalla ?) tente au mépris de la loi de pénétrer dans les locaux occupés des EHESS, un chercheur sortant des locaux est passé à tabac.
 
L’affaire Alexandre Benalla n’est peut-être que la face visible d’une provocation d’État orchestrée contre le mouvement social et exécutée par des nervis dépendant directement de l’Élysée ? Espérons que les différentes enquêtes parlementaires et la presse permettront de faire toute la clarté sur ces événements très graves pour l’avenir de notre démocratie.
 
histoireetsociete.wordpress.com

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