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Françafrique: Ségolène Royal soutient le dictateur Paul Biya candidat pour la sixième fois aux présidentielles camerounaises.

2018-07-17 22:01:40 - Ségolène Royal soutient-elle les despotes françafricains à la tête des anciennes colonies ?

Selon Mondafrique : "Ségolène Royal, ambassadrice des Pôles, s’affranchit de l’autorité du Quai d’Orsay pour continuer à voyager en Afrique et soutenir l’actuel président camerounais, Paul Biya, candidat pour la sixième fois aux prochaines présidentielles.
 
Le 13 juillet 2018, Ségolène Royal était à Bagangte, ville au centre du Cameroun, pour le 2ème comité de pilotage « Femmes et développement durable » . Elle en a profité pour apporter un soutien au candidat Paul Biya qui venait d’annoncer sa candidature à la présidentielle. Elle arborait un boubou à l’effigie du candidat, en dehors de la prudence qu’exigent les déplacements d’officiels français à l’étranger. Y aura-t-il une condamnation de ce geste inopportun et mal venu ?"
 
Inutile de dire qu'il y a peu de chances que ce "geste inopportun" soit condamné étant donné le soutien des autorités françaises au régime en place au Cameroun.
 
 
Biya est en place depuis près de 35 ans à la tête du Cameroun après avoir succédé à son prédécesseur Ahidjo installé par l'armée française. ( Lire : - Thomas Deltombe : « Le régime camerounais actuel est l’héritier direct du régime installé par la France au tournant des années 1950-1960...»).)
 
Les droits de l'homme préoccupent-ils vraiment la socialiste Royal, ex-femme de "l'ex-chef de guerre français", François Hollande ? Amnesty international accuse le despote camerounais de "crimes de guerre" en raison d'actes de torture avérés au Cameroun avec le soutien implicite des autorités françaises. Ségolène Royal soutient-elle ce régime ? N'est-ce pas si inhabituel dans les moeurs de la Françafrique ?
 

 
Dans un rapport paru jeudi 20.07.17, Amnesty International (AI) a dénoncé la détention au secret et la torture par les forces de sécurité camerounaises des prisonniers soupçonnés de faire partie du groupe armé tel que Boko Haram. Amnesty international notait également la présence de militaires français et étatsuniens sur une base utilisée comme centre de détention à Salak, dans le nord du pays. Au moins 130 hommes et jeunes hommes sont portés disparus depuis 2014 et au moins une centaine ont été tenus au secret et torturés en toute impunité. Amnesty international évoque des "crimes de guerre".
 
Certains disent qu'elle aurait été piégée lors de son voyage au Cameroun où elle aurait été photographiée avec un pagne à l'effigie du dictateur à l'insu de son plein gré. Mais Mondafrique semble évoquer son soutien actif tout comme les réseaux sociaux. Comment peut-on se laisser piéger avec une photographie si explicite marquant un fervent soutien ?
 
C'est une photo inédite. Il montre Ségolène Royal à gauche montrant un pagne du parti RDPC (où l'effigie de Paul Biya est mise en valeur) également tenu par Célestine Ketcha Courtes (à droite sur la photo). La femme politique française et son hôte, la maire de la ville de Bangangté, sourient. Pas certains utilisateurs d'Internet. Au-dessus ou en dessous de l'image affichée et reposée ce samedi matin sur Facebook, de nombreux opposants ou critiques du régime Biya attaquent l'ancienne candidate à l'élection présidentielle française.
 
Ségolène Royal s'est déjà rendu complice (comme bon nombre d'hommes et de femmes politiques et notamment des chefs de guerre français) de ce genre de soutien par le passé. Ainsi, elle avait déclaré en 2011 à Ouagadougou, "Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté (sic) de redorer son image à l'étranger" exprimant alors son plein soutien au dictateur françafricain Blaise Comporé fossoyeur de la sous-région pendant 25 ans (cliquez ici) et soutenu par l'Etat français. En effet, "le chef de l’Etat burkinabé est impliqué dans la plupart des guerres et des crises régionales des vingt dernières années. Des témoignages récents révèlent le trouble passé de celui qui accéda au pouvoir à la faveur de l’assassinat du leader panafricaniste Thomas Sankara". Ségolène Royal avait d'ailleurs salué, à l'époque, selon Billets d'Afrique, : "la sagesse, l’expérience, la volonté toujours renouvelée, et les ambitions du Président Blaise Compaoré de toujours faire avancer son pays, la sous-région et l’Afrique 
 
par SLT 17 Juillet 2018
 

: Afrique Monde