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Madagascar : Le président défend la promulgation des lois électorales

2018-05-14 15:35:14 - Dans son émission hebdomadaire « Fotoambita », le président de la République Hery Rajaonarimampianina a défendu le fait qu’il ait promulgué les lois électorales à la fin de la semaine dernière.

Une promulgation à laquelle personne ne s’attendait après les décisions de la Haute Cour Constitutionnelle. La HCC avait rejeté la totalité ou presque des dispositions nouvelles et litigieuses dans les trois lois organiques, dont la question des financements des campagnes électorales, la question du bulletin n°2 du casier judiciaire ou encore celle des bulletins de vote et de la durée des propagandes.
 
Selon Hery Rajaonarimampianina, ces lois ont résulté de plusieurs concertations avec la société politique et civile malgache depuis l’année 2016. Les critères qui y avaient été insérés ont été étudiés afin de répondre à l’attente et aux besoins du pays en matière politique et électorale. Pour le président de la République, la promulgation de ces lois, en prenant en compte les décisions de la HCC et en apportant les rectifications qui s’imposaient, ne devait plus attendre. Ceci afin que l’on puisse procéder à des élections avant la fin de l’année, n’évoquant toutefois plus la période précise voulue par la Constitution. Pour que des élections puissent avoir lieu, il faut la promulgation des lois, l’ancienne loi électorale ayant été élaboré sur la base de la feuille de route de sortie de crise de 2009, elle n’est plus adaptée à une nouvelle élection. Ainsi, en évoquant sa responsabilité, Hery Rajaonarimampianina a décidé de ne plus passer par le parlement pour des débats qui auraient pu trainer en longueur et s’avérer infructueux.
 
Avancée démocratique
 
Pour le président de la République, les dispositions nouvelles qui ont été rejetées par la HCC constituaient une « avancée démocratique » selon lui. « J’appelle cela une avancée démocratique, et même si la Haute Cour Constitutionnelle a refusé ces dispositions. J’espère que tous les acteurs politiques et surtout les candidats prendront tout de même leurs responsabilités », avait-il déclaré. Toujours est-il qu’il n’existe donc plus à ce jour de raison technique ou juridique devant empêcher l’avancée du processus électoral et la préparation des élections. Si la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait réclamé le cadre juridique des élections, celui-ci est maintenant en place. La question est de savoir si les députés de l’opposition entameront une quatrième semaine de manifestation. Manifestation qui avait débuté par le refus des lois électorales promulguées à ce jour. Du côté du régime, la démission du président de la République n’est envisagée à aucun moment, mais pourtant devenue la première réclamation de l’opposition.
 
Par Ny Aina Rahaga

: Afrique Monde