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Congo-Brazzaville, les arrestations continuent

2018-05-11 16:48:48 - Les membres du mouvement citoyen « Ras-le-bol » dans le collimateur de la direction de la surveillance du territoire (DST, service des renseignements). Quatre membres de cette association ont été arrêtés le 9 mai à Poto-Poto, un arrondissement du centre de Brazzaville.

Parmi les personnes interpellées, Franck Nzila et Luce Gangoué, respectivement coordonnateur principal et caissière du mouvement.
 
D’après Brazzanews, ces arrestations seraient liées aux manifestations que ces jeunes organisent pour dénoncer les procès en cours de plusieurs acteurs politiques et militaires dont le général Jean Marie-Michel Mokoko, poursuivi depuis 2016 pour « atteinte à la sûreté de l‘État et détention illégale d’armes et munitions de guerre ».
 
Information confirmée par Charlin Kinouani, coordonateur adjoint de Ras-le-bol. Lequel explique que ses camarades auraient été interpellés au moment où ils plaçaient des affiches « Libérez les prisonniers politiques ». Le jeune Kinouani dit aussi ignorer la destination à laquelle ses collègues ont été conduits.
 
S’il est pour l’instant difficile de vérifier l’information auprès des autorités, des témoins indiquent que la direction de la police a annulé un atelier des ONG sur « l‘évaluation des risques de corruption dans le domaine de REDD+ » que devait organiser ce 9 mai à Pointe-Noire la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH) en collaboration avec Transparency International.
 
La police aurait évoqué l’absence d’autorisation préalable pour justifier la décision. Des observateurs ont quant à eux établi un lien avec le procès Mokoko. « Ils craignent que la société civile puisse parler de l’affaire Mokoko. Mais ils se sont littéralement trompés, car nous devrions parler que des changements climatiques, une question qui n’a rien à voir avec cette affaire politico-judiciaire », a déploré un journaliste sous-couvert d’anonymat.
 
« Ras-le-bol » se présente comme un mouvement « citoyen pacifique et non-violent qui milite pour le progrès social par l‘éveil de la conscience citoyenne des jeunes ».
 
 
Des arrestations arbitraires
 
Au moins 20 militants du Mouvement Citoyen Ras-Le-Bol, à Pointe-Noire au Congo Brazzaville, ont été arrêtés le 07 mai 2018 alors qu’ils menaient une action pacifique de sensibilisation devant le palais de justice. Ils sont détenus par les Agents de la Direction Générale de la Sécurité du Territoire (DGST).
 
De sources concordantes, les manifestants étaient réunis devant les Palais de Justice des villes de Brazzaville et de Pointe-Noire pour manifester contre la vague de procès politiques en cour au Congo. Parmi lesquelles, le procès du général Jean Marie Michel Mokoko, qui a débuté le 07/05/2018 à Brazzaville.
 
Après le dépôt auprès des autorités judicaires du palais de justice de Pointe Noire, d’un plaidoyer exigeant la libération des prisonniers politique, les éléments de la Direction Générale de la Sécurité du Territoire (DGST) de Pointe-Noire ont fait irruption devant le palais de justice et ont procédé aux arrestations.
 
Jusqu’à ce jour, nous n’avons aucune nouvelle des militants conduits dans un lieu inconnu. Ils n’ont reçu aucune visite ni de leurs, parent, avocats, encore moins des organisations de la Société Civile. Nous nous inquiétons de leur état de santé physique et psychologique.
 
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