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Prix Charlemagne : quand les technocrates s’auto-congratulent

2018-05-10 23:10:56 - Que la soirée du 9 mai fut belle ! Au lendemain des commémorations a minima de la victoire de 1945, Macron était en Allemagne où il a reçu avec gourmandise le « Prix international Charlemagne ». Un an après son arrivée au pouvoir, Macron est déjà honoré par ses pairs pour son engagement en faveur de la cause européenne. Une attention touchante qui illustre le besoin des technocrates de se rassurer les uns les autres.  

La vie n’est pas qu’un enfer trop souvent narré dans nos colonnes. Il y a aussi ces moments de paix et de joie qui donnent un peu de baume au cœur. La réception d’Emmanuel Macron à Aix-La-Chapelle fait partie de ces instants à chérir où tous les porteurs du projet d’Europe libérale se sont retrouvés pour s’auto-célébrer. Cette année, cette donc notre jeune et dynamique président qui a été honoré. Un « Prix international Charlemagne » censé récompenser l’engagement européen d’une personnalité.

La galerie des horreurs 

Si certains se sont étonnés d’un prix – tout symbolique qu’il soit – au bout d’un an de mandat et sans aucun résultat en la matière, il s’agit en fait d’un encouragement. Les propos pro-européens qui s’enchaînent à un rythme étourdissant dans la bouche du président français et les propositions tout de suite enterrées par ses partenaires suffisent à reconnaître de quel bois est fait Emmanuel Macron. Il imposera aux Français toutes les horreurs venues de Bruxelles et fera de son mieux pour renforcer tous les outils destructeurs d’une UE haineuse de ses propres peuples.

Macron a donc été récompensé et a reçu son prix des mains… d’Angela Merkel. Une chancelière allemande déjà récompensée de ce même prix en 2008. Un coup d’œil rapide à la liste des lauréats confirme la désagréable impression que les élites eurocrates se congratulent et se font de la pub facile depuis des années. On retrouve pêle-mêle Valérie Giscard d’Estain (2003), Jean-Claude Juncker (2006), Jean-Claude Trichet (2011), Herman Van Rompuy (2014), etc… Une telle liste a de quoi effrayer le moindre citoyen un peu averti.

Macron rejoint donc avec fierté cette maison de l’horreur et a gratifié ses sponsors d’un discours convenu : il faut plus d’Europe, moins d’eurosceptiques et plus de libéralisme. Quand les élites sont déconnectées des citoyens, elles ne le font pas à moitié… Ce prix est aussi l’occasion de poursuivre la pré-campagne européenne chère à Emmanuel Macron. Il faut commencer à remplir les têtes de la bonne parole pro-européenne et le plus tôt sera le mieux tant la méfiance existe.

Si d’aventure Macron venait à entourlouper les Français aux européennes, il bénéficierait d’un crédit extrêmement dangereux. Mais si comme on peut l’espérer, le macronisme se casse les dents sur cet enjeu électoral, il est évident que le discours du système sera particulièrement malfaisant : les Français ont voté contre notre Europe puisqu’ils n’ont pas compris ses bienfaits. Alors aidons les à comprendre en leur en donnant encore plus. Les Français et les Européens n’ont pas encore fini de payer les pots cassés. Bravo Manu !

24heuresactu.com

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