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Syrie : Lâche Violation du droit international : Etats-Unis, France et Grande-Bretagne bombardent nuitamment la Syrie

2018-04-14 15:16:22 - En totale violation du droit international, et prétendument au nom d'une certaine  «exigence morale », le trio constitué des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France ont frappé en Syrie aux premières heures du samedi 14 avril. Damas, par le biais de la télévision d'Etat syrienne  dénoncé une "agression américaine en coopération avec la France et la Grande-Bretagne", et affirme avoir à son tour abattu 13 missiles de la coalition "nocturne" au sud de la capitale. 

Un centre de recherche scientifique à Damas, ainsi que des bases de l'armée syrienne dans la capitale Damas –dont la Garde républicaine,  la 4ème  Division, des unités d'élite des forces syriennes, ou encore un complexe militaire à Homs (Ouest de la Syrie) sont entre autres les cibles visées par les opérations militaires effectuées en Syrie où de fortes explosions ont été entendues dans la nuit de vendredi à samedi par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne
 
Alors qu'il commence à devenir de plus en plus évident que l'histoire des attaques chimiques perpétrées par le régime syrien en Ghouta orientale n'est pas aussi claire que cela, pis, qu'elle pourrait n'être qu'un montage des occidentaux coalisés, Washington, Londres et Paris ont prétexté  de ce que "Les faits et la responsabilité du régime syrien [sur l'utilisation d'armes chimiques] ne font aucun doute » pour attaquer la Syrie en toute lâcheté, puisque jusqu'à vendredi, le trio infernal faisait encore mine d'hésiter sur une action militaire visant Damas. A contrario, Le Pentagone semblait plutôt réticent quant à l'opportunité d'un engagement armé qui mettrait aux prises les occidentaux et la Russie soutenue par l'Iran en cas d'attaque des premiers contre la Syrie avalisée par les deux derniers.

C'était semble-t-il, pour mieux endormir l'adversaire, comme on peut s'en rendre compte maintenant. 

"J'ai donc ordonné aux forces armées françaises d'intervenir cette nuit, dans le cadre d'une opération internationale menée en coalition avec les Etats-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni et dirigée contre l'arsenal chimique clandestin du régime syrien" a affirmé après coup le chef de guerre français Emmanuel Macron dans un communiqué, ajoutant que "Notre réponse a été circonscrite aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques".

Quoiqu'il y a un peu plus de deux heures, le Pentagone (ministère de la défense américain), a annoncé que "Cette première vague de frappes est terminée", des informations qui continuent d'affluer font croire qu'en ce moment (3 heures TU) l'agression contre la Syrie se poursuivait.

Maintenant que la ligne rouge fixée par la Russie est franchie, à la manière d'un défi lancé à Vladimir Poutine dont l'ambassadeur au Liban a prévenu il y a quelques jours que les missiles occidentaux seront interceptés et détruits, et leurs sites de lancements bombardés, le monde qui se réveille ce samedi  est sous la hantise d'une généralisation de la crise syrienne qui pourrait prendre les allures sinon d'une guerre mondiale, du moins d'une guerre à grande échelle. Car à ce stade des choses, il n'est pas à exclure que Moscou réagisse, surtout que   les coalisés ne fondent leur décision d'utiliser la force militaire sur aucun des trois motifs susceptible de l'autoriser, du point de vue du droit international  pratiqué à l'ONU: feu vert du Conseil de sécurité -des veto de la Russie l'ont rendu impossible -, demande formulée par l'Etat hôte, ou l'article 51 de la Charte permettant d'invoquer la "légitime défense", puisque ce qui se passe en Syrie ne menace nullement les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

Cameroonvoice
 

: Afrique Monde