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Crash de l'avion militaire : l'Algérie enterre ses premières victimes

2018-04-13 22:22:03 - Tout un pays en deuil après la pire catastrophe de son histoire... L'Algérie ne cherche pas encore à comprendre pourquoi, mais, tétanisée, elle pleure les 257 victimes du crash aérien qui a eu lieu mercredi. Plusieurs minutes de silence ont été observées, de nombreux événements culturels ou festifs supprimés et la "prière de l'absent" sera récitée à la mémoire des victimes dans toutes les mosquées du pays aujourd'hui, vendredi 13 avril, après la grande prière musulmane hebdomadaire.

"Cette catastrophe est trop dure, nous sommes de tout coeur avec les parents des victimes. Que Dieu les garde au paradis. Nous espérons que cela n'arrivera plus jamais et nous voulons savoir comment cela a pu arriver", commente Amina qui vit à Alger.
 
Les premières funérailles ont eu lieu hier à Boufarik. Des centaines de personnes ont accompagné le cercueil du jeune militaire Ramzi Arbaoui, 27 ans, jusqu'au bout. Mais seules certaines victimes ont pu être identifiées et il faudra du temps aux équipes médico-légales pour mettre un nom sur les corps carbonisés qui ont été accueillis à l'hôpital militaire d'Aïn Naâdja d'Alger.
 
Une cellule d'aide psychologique et un numéro vert ont été mis en place pour les familles des victimes et les témoins de l'accident.
 
L'un d'entre eux a rapporté qu'une aile de l'avion russe avait pris feu. Les autorités algériennes, qui mènent une enquête, ont fait savoir que le dernier message du pilote à la tour de contrôle avait été : "l'avion s'écrase, je vais essayer d'éviter les zones habitées." Les victimes auraient donc être beaucoup plus nombreuses, l'avion a pu éviter une autoroute très fréquentée avant de s'écraser.
 
Concernant l'enquête, le quotidien algérien Liberté rappelle et déplore "qu'à ce jour (...) très peu de choses sinon rien n'a filtré sur les enquêtes" sur les précédents accidents aériens dans l'armée.
 
A bord du transporteur russe, se trouvaient des militaires et leurs familles qui regagnaient leurs garnisons dans le sud du pays, des membres du Front Polisario et des réfugiés du Sahara occidental.
 
Agences • AFP, Reuters, APTN

Sandrine Delorme
 

: Afrique Monde