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Cameroun- Comment et pourquoi Biya perdrait un procès contre les anglophones: Explication de Mboua Massock ( vidéo )

2018-02-27 22:41:18 - Homme d'expérience luttant depuis trente ans contre le système réactinnaire au pouvoir au Cameroun, le combattant de la liberté Camille Mboua Massok Ma Batalong se prononce sur la crise anglophone, et démontre, dans une analyse pertinente, que même si l'on devrait parler de l'ensemble du problème camerounais et non seulement du problème anglophone, les Camerounais d'expression anglaise ont de bonnes raisons de se plaindre de ce qui apparait comme un enrôlement forcé, avec des allures de prise par dessous la jambe, dans la grande entité Cameroun.

Poussant plus loin l'analyse, il fait savoir que l'Etat du Cameroun perdrait un procès contre les anglophones -sous-entendu, devant les instances  internationales-.

De ce point de vue, et quoique cette vidéo repérée sur Youtube date d'il y a un an, la brève analyse de celui que l'on soupçonnerait difficilement de sympathie pour le régime ou d'antipathie pour les Camerounais anglophones, a le mérite de suggérer  une solution que tout le monde a perdu de vue au Cameroun: la solution judiciaire.

En d'autres termes, au lieu de prendre les armes pour croiser le fer (à travers des assassinats plus ou moins justifiés, mais totalement inopportuns de militaires, gendarmes, policiers et autres civils) avec un régime qui n'a manifestement pas le souci de préserver les vies humaines, et dont l'armée montre, à travers les incendies des villages, que l'image du "Cameroun, pays de paix" qui a été longtemps accolée à ce pays n'était qu'un mythe fragile qu'un simple frémissement peut détruire,  il est possible de saisir une cour de justice continentale ou internationale, pour régler le problème. Avec au moins l'avantage de préserver les vies humaines: celles des anglophones et des francophones, et surtout de priver les assoiffés de sang de leur mystique breuvage.

Voilà une proposition sous-jacente à étudier très attentivement par la minorité anglophone marginalisée et réprimée du Cameroun, qui aurait le mérite d'épargner des vies, tant s'il est vrai qu'un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès, un procès, fut-il long, vaut encore mieux qu'une guerre. Qui n'est jamais qu'une option désespérée dont aucun camp ne sort jamais vainqueur. L'exemple du conflit de Bakassi pour laquelle le dirigeant camerounais prit la seule sage option de sa carrière politique en recourant à l'arbitrage de la Cour Internationale de Justice de la Haye au lieu de s'obstiner à un conflit avec le géant nigérian, est là pour le prouver.

Ndam Njoya Nzoméné

: Afrique Monde