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Cinéma: le réalisateur burkinabè Idrissa Ouedraogo est mort

2018-02-19 22:35:32 - Il faut signaler pour ceux qui l’ignorent le rôle joué par le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) organise du 23 février au 02 mars 2019, à Ouagadougou, la 26e édition de la biennale du cinéma africain. Cette édition marquera les 50 ans d’existence du FESPACO.
 
Vitrine culturelle de notoriété internationale et plateforme promotionnelle par excellence des cinémas d’Afrique et de sa diaspora, ce cinquantenaire mérite une célébration digne et relevée. Pour une fois que la France n’accomplit pas que des catastrophes en Afrique, il faut souligner l’aide apportée au cinéma africain, le rôle joué par Dominique Wallon.
 
Et surtout le combat mené à la libération par le parti communiste et la CGT du spectacle contre les accord Blum Byrnes, l’obtention d’une somme sur chaque place pour financer le cinéma français mais aussi aider d’autres cinémas. Cette histoire, celle si riche du cinéma africain, la permanence de ce festival mérite d’être connu à l’occasion de la mort d’un grand cinéaste africain. (note de danielle Bleitrach)
 
Le cinéaste burkinabè Idrissa Ouedraogo est décédé dimanche, photo du 17 janvier 2008
afp.com – BERTRAND GUAY
18 FÉV 2018
Mise à jour 18.02.2018 à 14:00
 
Le réalisateur et producteur burkinabè Idrissa Ouédraogo est décédé dimanche à Ouagadougou à l’âge de 64 ans, a annoncé l’Union nationale des cinéastes du Burkina dans un communiqué transmis à l’AFP.
 
Figure emblématique du cinéma africain des années 1980-2000, auteur d’une quarantaine de films, Idrissa Ouédraogo a été récompensé dans les plus grands festivals, obtenant le Grand Prix du Jury à Cannes pour « Tilaï » en 1990.
 
Il est mort « ce matin à 5h30 (locales et GMT) des suites de maladie » dans une clinique de Ouagadougou, précise le communiqué de l’Union des cinéastes.
 
Idrissa Ouédraogo avait débuté sa carrière cinématographique en 1981 avec une fiction intitulée « Poko » qui avait obtenu, la même année, le prix du meilleur court-métrage au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).
 
Après avoir complété sa formation à l’Institut des hautes études cinématographiques (Idhec) de Paris et à la Sorbonne, il réalise en 1986 son premier long métrage « Yam daabo » (Le choix), suivi deux ans plus tard de « Yaaba » (Grand-mère).
 
En 1990, il sort « Tilaï », transposition d’une tragédie grecque dans l’Afrique contemporaine, qui triomphe au festival de Cannes et au Fespaco, qui le récompense de l’Étalon de Yennenga.
 
Il présidera le jury du fespaco en 2003.
 
Idrissa Ouédraogo s’est aussi essayé au théâtre. En 1991, il avait mis en scène « La Tragédie du roi Christophe » d’Aimé Césaire à la prestigieuse Comédie-Française à Paris.
 
« Le Burkina Faso vient de perdre un réalisateur à l’immense talent », qui « aura beaucoup oeuvré au rayonnement du cinéma burkinabè et africain hors de nos frontières », a réagi le président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kaboré, dans un communiqué dimanche.
 

AFP 

: Afrique Monde