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Sus au cynisme : Une camerounaise de la diaspora répond au message de Paul Biya à la jeunesse ( 2 vidéo )

2018-02-14 02:09:32 - Constamment absent du Cameroun, mais bien au fait de la vague d'émigration qui sévit dans les milieux de la jeunesse de son pays, le fantomatique président camerounais a cru s'adresser samedi  –lors de son traditionnel message à la jeunesse- à des jeunes qui, comme lui, ignoreraient tout de la situation réelle du pays.

C'est ainsi que se méprenant sur le compte des destinataires de son discours à la veille de la fête qui leur est dédiée, tous les 11 février de l'année depuis 1967, les a ainsi bassinés avec une situation qui « se stabilise dans le  Sud-Ouest et le Nord-Ouest, ce qui devrait permettre à la Commission pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme de s'attaquer au cœur du problème », alors qu'une semaine jour pour jour avant son discours, au moins 11 onze anglophones tombaient sous les balles de son armée à la suite du meurtre deux jours plutôt de trois gendarmes ; alors que 48 heures avant son discours un jeune militaire venait d'être poignardé à mort par des sécessionnistes à Bamenda (Nord-ouest), alors que quelques heures après son discours trois gendarmes allaient être tués par des sécessionnistes à Kembong dans le Sud-ouest.

Le comble, c'est quand le président camerounais, s'adressant à des jeunes dont l'avenir est obscurci par les « rapines incalculables » (dixit les putschistes du 6 avril 1984) et les « goinfreries pécuniaires innommables » (dixit Gustave Essaka, défunt président d'un parti d'opposition aujourd'hui disparu de la circulation ou presque) de son régime, s'évertue à reprendre à son compte une adjuration de John Fitzgerald Kennedy : « Ne  vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays ».

Sortie des lèvres du président camerounais dont il est on ne peut plus évident qu'il n'est intéressé que par son bien-être et celui de son clan, cette parodie du célèbre appel au sens élevé de l'intérêt général, lancé dans son discours d'investiture prononcé le 20 janvier 1961 par le célèbre homme d'Etat américain, a résonné dans les oreilles de plus d'un comme une profanation.

C'est ce qu'essaie de lui expliquer sur cette vidéo intitulée « DROIT DE RÉPONSE À PAUL BIYA », une de ses compatriotes de la diaspora, Dr Modestine Carole Tchatchouang Yonzou.


Natondi K.

: Afrique Monde