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France : Plainte contre Nico­las Hulot. Pourquoi la petite-fille de François Mitter­rand a voulu porter plainte 20 ans après sa “présu­mée agres­sion sexuelle”

2018-02-11 00:44:53 - L’avo­cat de Pascale Mitter­rand s’est exprimé au micro de BFM TV, il est notam­ment revenu sur les moti­va­tions qui ont poussé sa cliente à porter plainte en 2008.Pascale Mitter­rand, qui n’a jamais souhaité que cette affaire soit média­ti­sée, se retrouve pour­tant, aujourd’­hui, au coeur d’une spirale média­tique depuis que l’Ebdo a consa­cré une Une à Nico­las Hulot, ce vendredi 9 février. Si le maga­zine a conservé son anony­mat, dans la foulée, Le Point et Le Pari­sien lançaient la bombe.

Son avocat maître Michel Dufranc a pris la parole sur le plateau de BFM TV, révé­lant que la petite-fille de l’an­cien Président de la Répu­blique savait à l’époque de son dépôt de plainte, en 2008, que le délai de pres­crip­tion était large­ment dépassé. Onze ans s’étaient écou­lés depuis la présu­mée agres­sion sexuelle, clas­sée de ce fait sans suite par le parquet de Saint-Malo. Tout ce qu’elle souhai­tait c’était “que monsieur Hulot sente le vent du boulet, point! Et elle a voulu qu’il sache dix ans après que son ressenti des faits était toujours le même à son égard et à celui des faits." Un réveil tardif que l’avo­cat de la famille Mitter­rand explique par la complexité de ce genre d’af­faire. “Les compor­te­ments des victimes ne sont pas toujours ration­nels. Souvent les victimes enfouissent les faits, ont du mal à en parler à leur entou­rage proche.” Sans comp­ter qu’en 1997, “elle était très jeune, à peine vingt ans, elle portait le nom de Mitter­rand et on était peu de temps après la mort de François Mitter­rand. C’était une lourde charge à porter."
 
“Des rumeurs igno­mi­nieuses” que le ministre de la tran­si­tion écolo­gique dément coûte que coûte. Pour Me Dufranc, “c’est dans la nature de ce type d’af­faires de voir s’op­po­ser une affir­ma­tion et une affir­ma­tion contraire. Il est rare de voir quelqu’un qui est soupçonné ou accusé d’un délit sexuel, harcè­le­ment ou viol, le recon­naisse spon­ta­né­ment. Qu'il conti­nue à nier les faits… le contraire eût été éton­nant."
 
Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage
Gala

: Afrique Monde