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Madagascar : Antananarivo, 3ème ville la plus sale du monde. Merci Mme le Maire !

2018-01-27 16:55:46 - Deux ans après sa prise de fonction à la tête de la mairie d’Antananarivo, Lalao Ravalomanana se retrouve être à la barre de la 3ème ville la plus sale au monde et la 1ère ville la plus sale en Afrique. Ce classement « Forbes »démontre que la promesse des Ravalomanana de redonner à Antananarivo sa fierté n’a été que du vent…

Le magazine Forbes a publié voici quelques semaines le classement des villes les plus sales dans le monde et en Afrique. Sur les 25 mégalopoles mondiales classées les moins propres, 15 sont des villes africaines… Sur le classement mondial, Antananarivo se retrouve en troisième position des villes les plus sales après Baku (Azerbaidjan) et Dhaka (Bangladesh). Tandis que sur le rang africain, la capitale malgache est la première ville la plus sale suivie, d’Addis-Abeba (Ethiopie), de Brazzaville (Congo) et de Ndjamena (Tchad). Il est encore plus révoltant d’apprendre qu’Antananarivo est encore plus sale que Bangui, la capitale du Centrafrique qui est en pleine guerre civile.
 
La défaillance de la municipalité d’Antananarivo est due à son incapacité à initier des réformes dans la gestion de la ville. D’abord, concernant les ordures, elles s’entassent par-ci par-là… La municipalité s’est toujours plainte sur l’insuffisance de moyens financiers pour s’acquitter de l’enlèvement des ordures et pour le nettoyage de la ville. Pourtant, la municipalité d’Antananarivo dispose d’un budget d’environ 2 milliards FMG pour l’acquisition d’un Tout-terrain flambant neuf pour la première magistrate de la ville qui sert à emmener son époux en tournée à travers Madagascar et un budget conséquent aussi pour la dotation de véhicule pour les membres de cabinet de Lalao Ravalomanana.
 
Sur le plan technique, la gestion des marchés est chaotique. Rien n’a changé  alors que le marché demeure la première source d’ordure à Antananarivo… Il faut assister au démantèlement des marchés du jeudi à Mahamasina, du mercredi à Andravahoangy, du Coum 67 Ha et d’Anosibe… pour se rendre compte de l’importance de la saleté du marché. Les fonctionnaires, les techniciens et experts sur l’Aménagement du territoire tant au niveau de l’Etat que dans les organismes partenaires sont étonnés par le mode de fonctionnement de la municipalité d’Antananarivo. Et, ils ne sont plus surpris d’apprendre que rien ne va dans la gestion d’Antananarivo.
 
Pour l’assainissement de la capitale, des partenaires étrangers organisent des séances de travail, des ateliers, des réunions de projet pour la ville des Mille… Ils sont surpris que le Maire se fasse représenter par un membre de son cabinet alors que les organismes demandent à ce qu’on délègue un décideur (directeur technique, par exemple). Mais, ce sont toujours des membres du cabinet de Lalao Ravalomanana qui participent à l’élaboration de projet de développement de la ville.
 
La ville d’Antananarivo rencontre donc plus de problèmes. D’une part, Lalao Ravalomanana ne dispose pas de la qualité de leader ni de chef pour mettre en place un organigramme bien défini où chaque poste équivaut à une mission… Ensuite, la mairie d’Antananarivo est beaucoup plus préoccupée par le financement du bien-être de sa famille et de sa propre personne que de l’assainissement de la ville pour le bien de tous les citadins. Pour preuve, la mairie dispose d’un budget de 50 milliards ariary, mais n’est pas capable de réhabiliter ses routes ni de nettoyer la ville.
 
Et dire que les Ravalomanana veulent encore conquérir la présidence de la République. On craint fort que Madagascar ne devienne un grand dépotoir !
 
Thierry R.

: Afrique Monde