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Cameroun : Après plus de 2 ans de séjour carcéral pour rien, le journaliste Ahmed Abba devrait être libéré dans les prochaines heures. Espèrons que le fainéant dictateur Biya et sa clic d'Ali baba vont l'indemniser correctement sans intrigues.

2017-12-22 08:08:13 - Condamné par le tribunal militaire de Yaoundé en avril dernier à 10 ans de prison pour « blanchiment de produit d'acte terroriste », le journaliste Ahmed Abba a vu sa peine réduite ce jeudi 21 décembre 2017 à 24 mois par la chambre d'appel de la justice militaire.

Après avoir réussi à déchirer physiquement ce journaliste camerounais dont le seul crime est d'avoir fait son travail en dénonçant les violations des droits de l'homme dont est émaillé la lutte contre le terrorisme au Cameroun, la justice militaire camerounaise qui avait condamné Ahmed Abba à dix ans de prison en avril dernier a ramené sa peine à deux ans de prison, soit une peine inférieure de cinq mois aux plus de deux années (29 mois plus exactement) que le journaliste a déjà passé derrière les barreaux depuis son arrestation en juillet 2015.

Il devrait donc en principe être immédiatement remis en libéré.

Peu avant le prononcé de ce verdict qui réjouit les milieux des journalistes camerounais –qui n'oublient pas cependant que leur confrère a subi d'ignobles tortures pendant sa détention-, l'un de ses avocats, l'ancien Bâtonnier Charles Tchoungang –interviewé par nos confrères de RFI-, avait déjà formulé l'espoir que l'audience du 21 décembre connaisse un aboutissement heureux, tout en précisant que le dossier du journaliste était des plus vides : «Nous espérons que notre client, M. Ahmed Abba, sera innocenté et libéré, afin qu'il puisse passer les fêtes avec les siens.

Son dossier est vide. M. Abba a été poursuivi non pas parce qu'il a commis une infraction mais tout simplement parce que dans le texte du mois de juin 2015, après l'attentat de Maroua, on a pensé qu'il fallait absolument avoir un coupable pour se justifier devant l'opinion publique. Le fait est qu'il y avait des gens qui travaillaient pour repérer ceux qui étaient censés être en complicité avec Boko Haram.».

Tout est mal qui finit presque bien, pourrait-on dire 
 
Ndam Njoya Nzoméné - Titre : AM

: Afrique Monde