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RDC: Arrestation et viol des militants UPDS . Félix Tshisekedi sort de ses gonds « Pour nous Kabila n'est plus du tout le président de la RDC »

2017-10-25 15:05:15 - Le président du principal parti de l'opposition congolaise et non moins leader du Rassemblement (coalition regroupant les principales formations politiques opposées au régime de Joseph Kabila) a exigé lundi la "la libération immédiate" de ses partisans et militants de son parti arrêtés alors qu'ils tentaient de braver l'important dispositif policier mis sur pied à la  demande du maire de Lubumbashi, pour les empêcher d'aller l'accueillir à l'aéroport.

C'est lors d'une mini conférence de presse donnée lundi soir, que Félix Tshisekedi a adressé cette exigence aux autorités qui ont mis ses partisans sous les verrous dimanche et lundi, en application –selon le général Paulin Kyungu, chef de la police de la province du Haut-Katanga - d'une décision du maire de Lubumbashi instruisant la dispersion «de tout  attroupement de plus de cinq personnes ». Il a aussi dénoncé "le viol de 4 femmes par des policiers dans les locaux de la police", faisant sortir de ses gonds le chef de la police, qui a qualifié les accusations ainsi proférées de mensongères, précisant à son tour que toutes les personnes arrêtées avaient été relâchées, sans toutefois donner la moindre indication au sujet de celles arrêtées la veille, dimanche.
 
De l'impossible décrispation
 
A ce sujet, il est à noter que bien avant même l'intervention de Félix Tshisekedi, c'est la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) qui avait appelé les autorités, lundi matin,  à libérer immédiatement des militants de l'opposition (28 selon la police et 48 selon l'UDPS) arrêtés dimanche alors qu'ils participaient à une réunion privée au siège local du parti.
 
Ces arrestations viennent des militants de l'opposition viennent crisper davantage une situation politique tendue du fait de la volonté du président Kabila qui s'incruste à la tête de l'Etat alors que son dernier mandat autorisé par la Constitution a expiré le 20 décembre 2016.
 
Pour justifier ce maintien au pouvoir que des observateurs congolais et internationaux considèrent comme un coup d'Etat perpétré contre la Constitution, contre la démocratie et contre les accords du 31 décembre 2016 encore appelés "les accords de la Saint Sylvestre", Kabila et ses partisans excipent du fait que si la Constitution ne lui permet pas de briguer un troisième mandat, elle l'autorise néanmoins à rester en fonction jusqu'à l'élection de son successeur.
 
Laquelle élection de son successeur est rendu impossible par la guerre factice qu'il a allumée et continue d'entretenir dans certaines régions de la république du Congo, avec le concours de groupes rebelles prétendument opposés à son régime, mais en réalité acquis à la cause de la confiscation par lui du pouvoir d'Etat.
 
C'est d'ailleurs dans cet esprit d'entourloupe que le président de la Commission Electorale nationale "Indépendante" du Corneille Nangaa, qui ne se gêne plus pour montrer qu'il est à la solde du jeune dictateur congolais, a annoncé dernièrement qu'il était impossible d'organiser les élections avant la fin de l'année 2017 en cours tel que prévu par les accords mentionnés supra, en raison de l'instabilité et de l'insécurité dans les régions où groupes rebelles et milices sont engagés dans des affrontements avec l'armée.  M. Nangaa avait alors laissé entendre que les élections pour la succession de Kabila ne pouvaient pas avoir lieu avant le deuxième trimestre 2019, suscitant la colère de félix Tshisekedi qui avait qualifié cette nouvelle de déclaration de "guerre au peuple congolais".
 
«Chasser à la première occasion», un impératif catégorique
 
Ce mardi, au cours d'un meeting improvisé à Lubumbashi,  le principal opposant congolais est d'ailleurs revenu sur ce énième renvoi aux calendes bantoues de l'élection présidentielle, en invitant ses compatriotes épris de démocratie et d'alternance à s'unir comme un seul homme pour chasser le président Kabila du pouvoir, car en vertu –dira-t-il- des termes des accords de la Saint-Sylvestre celui-ci ne peut plus parler au nom du pays. 
 
« Conformément à l'accord du 31 décembre, dès cet instant pour nous, Kabila n'est plus du tout le président de la RDC. Il ne peut plus parler  en son nom et il doit quitter le pouvoir.  Maintenant tout ce que nous avons comme énergie c'est de le chasser dès la première occasion », a conclu le fils et héritier de Etienne Tsisekedi, le défunt opposant emblématique aux régimes Mobutu, Kabila 1I et II.
 
Ndam Njoya Nzoméné
 
 

: Afrique Monde