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Cameroun : Crise anglophone, les États Unis entrent dans la danse, le pays de Donald Trump dénonce les violences orchestrées par l’armée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest

2017-10-06 00:06:27 - Quelques jours, après les violences enregistrées dans les régions anglophones, les réactions fusent tous azimuts, après l’ONU et l’Organisation Internationale de la Francophonie, c’est autour de la première puissance du monde de condamner avec véhémence les violences du 1er Octobre .

Au fronton du communiqué de la maison blanche, on constate un jugement de valeur opéré ,une condamnation de l’armée camerounaise que le  ministre de la communication Issa  Tchiroma qualifie de « professionnelle « .
 
En effet, le dimanche 1er octobre 2017, le gouvernement camerounais avait déployé  dans les Régions anglophones du Sud-Ouest et Nord-Ouest pour mater les sécessionnistes qui ont manifesté ce jour-là dans le but de proclamer l’indépendance de ces deux régions.
 
Les forces de répression déployées par le gouvernement central ont tué plusieurs personnes lors des affrontements avec des séparatistes. Le bilan le moins lourd est une dizaine de morts selon le gouvernement et le bilan le plus lourd est d’au moins cent morts selon le REDHAC (Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale).
 
De toutes les façons, les affrontements ont été meurtriers, nonobstant l’interdiction de circuler et les coupures d’accès aux réseaux sociaux décidées par les pouvoirs publics.
 
Ainsi ,en  réaction, le département d’Etat américain, l’équivalent du ministère des relations extérieures au Cameroun, a publié ce mercredi 4 octobre 2017, un communiqué dans lequel il dénonce la décision du régime Biya d’envoyer l’armée afin de  mater les manifestants.
 
« Les États-Unis sont profondément préoccupés par la violence et les pertes des vies humaines dans les manifestations qui ont eu lieu dans les régions du Cameroun au nord-ouest et au sud-ouest depuis le 1er octobre. Le recours à la force du gouvernement camerounais pour restreindre la liberté d’expression et l’assemblée pacifique et la violence des manifestants, sont inacceptables. Nous exhortons le Gouvernement du Cameroun à respecter les droits de l’homme et la liberté d’expression, y compris l’accès à Internet. Nous appelons toutes les parties à faire preuve de retenue face à de nouvelles violences et à engager un dialogue pour une résolution pacifique et durable » a écrit Heather Nauert, le porte-parole du département d’Etat américain.
 
 
Par Yahaya Idrisse
 
 

: Afrique Monde