Nombre total de visites : 3432219
Aujourd'hui : 698
En ligne actuellement : 3

Kémi Seba: Affaire du billet de 5.000 FCFA brûlé- Kémi Séba aux enquêteurs de la DIC« Aucun homme raisonnable n'est tenu de respecter une loi injuste et immorale »( votre site afriquemonde met tout en oeuvre contre les attaques informatique)

2017-09-03 23:36:48 - Droit dans ses bottes et sans sourciller, le jeune leader panafricaniste n'est pas passé par quatre chemins pour dispenser gratuitement aux enquêteurs de la police sénégalaise commis pour le cuisiner, des leçons de combattivité que devrait faire siennes tout opprimé soucieux de sa libération mentale, intellectuelle et physique. 

Après son acte  "héroïque et historique", pour la plupart des Africains-, "de folie"  pour d'autres, l'activiste panafricaniste Kémi Séba a été, comme on le sait, libéré mardi par la justice sénégalaise qui a fait preuve de beaucoup d'indépendance et de lucidité dans cette affaire, alors que de nombreux observateurs, redoutaient, à défaut d'une lourde peine de prison, une peine d'emprisonnement avec sursis. Mais avant de se retrouver face à ses juges, le leader du Mouvement Urgence Panafricaine a dû croiser le fer avec les enquêteurs de la direction des Investigations Criminelles, (police judiciaire sénégalaise).
 
Dans un langage d'une politesse à désarçonner un buffle furieux, mais empreint d'une fermeté à toute épreuve dignes des héros de la lutte pour le respect des droits civiques d'une époque (Mohandas Karamchand alias Mahatma Gandhi, martin Luther King, Nelson Mandela…)  Kémi Séba a campé la posture de l'Africain nouveau qui n'entend plus se cacher derrière les légalismes désuets qui servent de paravent aux bourreaux étrangers de l'Afrique et à leurs adjuvants locaux.
 
Voici un extrait de sa déclaration face aux enquêteurs lors de son interrogatoire à la DIC, publiée par nos confrères du site  Dakaractu.com. 
 
Le titre est une reformulation de Cameroonvoice.
 
« Je me nomme Stellio Gilles Capo Chichi alias Sémi Kéba. Je suis né le 9/12/1981 à Strasbourg en France. Je suis chroniqueur à Vox Africa. Je suis marié à deux épouses et père de trois enfants. Je suis de nationalité franco-béninoise et titulaire de passeport français et béninois dont je ne me rappelle pas de la référence. (…) Je jouis de toutes mes facultés physiques et mentales. J'ai été arrêté et condamné à 2 mois de prison ferme, en 2007 et 2014 en France, relativement à mes activités politiques contre Sarkozy et Hollande ».
 
« Pour dire vrai, je savais effectivement que le Code pénal a incriminé l'action de brûler un billet de banque ayant cours légal au Sénégal. Cependant, il faut comprendre par là qu'il y a un adage qui dit que face à une loi injuste et immorale aucun citoyen doté de raison n'est tenu de respecter cette dernière. Je précise que la loi de 1946, sur l'instauration du franc CFA, bien qu'elle ait subi, au cours des années, de légères modifications, est injuste, car elle nous a imposé une monnaie de servitude qu'est le franc CFA. Je n'ai pas l'idée dans le futur de brûler un autre billet. Mais, l'organisation de manifestations contre le franc CFA va clairement s'amplifier dans toute l'Afrique. (…) J'appelle la justice et la BCEAO à comprendre que mon acte était un acte purement symbolique et je ne cherche pas à être l'ennemi, mais j'assume pleinement mon acte.»
 
« Aucun membre de mon organisation n'était au courant de l'action que je comptais poser »
 
« J'ai pris acte de l'objet de ma conduite au siège de votre service, relativement à cette plainte déposée par la BCEAO à mon encontre. Je tiens à préciser que depuis janvier 2017, (des membres) de la société civile africaine, issus de pays d'Afrique francophone, ont sous la direction de notre mouvement, et pour la première fois depuis la période des indépendances, commencé à organiser de façon simultanée des mobilisations dont l'objet est de lutter pour l'élimination du franc CFA et de la France-Afrique.
 
C'est dans ce contexte que nous avons organisé au Sénégal, à la date du 19 août 2017, un sit-in à la place de l'Obélisque. Effectivement, je reconnais qu'au cours de mon allocution, j'ai brûlé un billet de 5.000 F CFA. Cet acte était illustratif par rapport aux idées que nous défendons. Je tiens d'abord à préciser que le nommé Alioune Ibn Abitalib Sow n'était pas au courant de la volonté de brûler le billet. Aucun membre de mon organisation n'était au courant de l'action que je comptais poser. J'ai demandé à Alioune le briquet sans lui expliquer les raisons. La manifestation du 19 août 2017 portait sur la France-Afrique et non sur le franc CFA ».

« J'assume pleinement mon acte »
 
« Pour dire vrai, je savais effectivement que le Code pénal a incriminé l'action de brûler un billet de banque ayant cours légal au Sénégal. Cependant, il faut comprendre par là qu'il y a un adage qui dit que face à une loi injuste et immorale aucun citoyen doté de raison n'est tenu de respecter cette dernière. Je précise que la loi de 1946, sur l'instauration du franc CFA, bien qu'elle ait subi, au cours des années, de légères modifications, est injuste, car elle nous a imposé une monnaie de servitude qu'est le franc CFA. Je n'ai pas l'idée dans le futur de brûler un autre billet. Mais, l'organisation de manifestations contre le franc CFA va clairement s'amplifier dans toute l'Afrique. (…) J'appelle la justice et la BCEAO à comprendre que mon acte était un acte purement symbolique et je ne cherche pas à être l'ennemi, mais j'assume pleinement mon acte.»
 
Cameroonvoice
 
 

: Afrique Monde