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Canada : Des séparatistes hissent le drapeau Ambazonien à l'Ambassade du Cameroun à Ottawa. Acte de guerre ou simple activisme ? Que ce soit gama ou bêta,ils ont raison.Le pétrole du Cameroun vient du pays Anglophone, sans eux le cameroun n'est rien

 Acte de guerre ou simple pied de nez d'activistes en mal de publicité ? Chacun peut se faire sa propre opinion au regard de ce qui est en train de se passer dans certaines chancelleries camerounaises à l'étranger, du fait des activistes anglophones de la diaspora, qui, copiant les méthodes du gouvernement camerounais qu'ils veulent combattre, usent de violences pour faire entre leurs desiderata. 

C'est une tournure peut-être pas prévue par les autorités de Yaoundé qu'est en train de prendre ce que l'on appelle communément "la crise anglophone". 
 
Si jusqu'ici le régime a pu tenir en laisse les meneurs anglophones de l'intérieur au moyen de la répression, il en va tout autrement des ressortissants des régions anglophones résidant dans des pays où existe une forte tradition de respect de la liberté d'expression. 
 
Certains d'entre eux ont par exemple choisi le moment de la tournée en Occident des émissaires du gouvernement camerounais pour exprimer leur révolte contre l'actuelle forme de l'Etat camerounais, et bien plus, leur penchant sécessionniste.  
 
En république Fédérale d'Allemagne et au Canada notamment, des ressortissants camerounais ont pris sur eux d'assiéger les missions diplomatiques camerounaises dans ces pays et d'y hisser le drapeau d'un soi-disant Etat d'"Ambazonie" qui serait constitué des deux régions camerounaises du Nord-ouest et du sud-Ouest, anciennement placés sous mandat britannique. 
 
Lundi déjà, quelques-uns de ces pro-séparatistes, conduits par un certain Ayaba Cho Lucas ont fait irruption à l'ambassade du Cameroun en Allemagne où ils ont hissé le drapeau de leur pays fictif avant d'en être expulsés et mis aux arrêts par la police allemande. Contrairement à ce qu'il serait advenu d'eux s'ils étaient au Cameroun, ils ont cependant été depuis mis en liberté sous caution.
  
Jeudi, c'est la capitale canadienne, Ottawa, qui a dû subir d'autres ressortissants camerounais qui ont entrepris de perturber une rencontre de la délégation envoyée par le gouvernement camerounais pour une « mission d'information » auprès des autorités canadiennes sur le "problème anglophone".
 
A l'allure où vont les choses, il est difficile que les postures maximalistes des uns et des autres, quelle que soit la légitimité ou bien la légalité de leurs démarches, ne va pas arranger les choses, alors que l'ONU vient d'annoncer son implication dans la résolution de cette crise, laissant espérer que chaque camp pourrait y mettre du sien pour qu'à la fin seul le Cameroun sorte gagnant de ce malentendu déjà émaillées de d'innombrables pots cassés et d'irréparables peaux cassées.
 
A en croire le site All Afica Network, ce sont au départ, neuf (9) groupes de "Southern Cameroonians" ou "Ambazonians" résidant sur le territoire canadien, qui s'étaient constitués pour aller ensemble à l'assaut de la délégation officielle  camerounaise retirée au siège de l'Ambassade.  Mais un premier groupe de 25 personnes a anticipé la manœuvre en envahissant le siège de la mission diplomatique où à leur vue, le Haut-Commissaire aurait opté de se dérober par une porte-arrière, laissant à un de ses collaborateurs le soin d'informer les manifestants de l'annulation de la réunion, la délégation ministérielle annoncée n'étant pas finalement arrivée.
 
Cela aurait eu le don d'irriter davantage les "Ambazonians" qui, profitant de la fuite du maître des céans, la nature ayant horreur du vide, ont entrepris de séquestrer les occupants de l'ambassade et de hisser le drapeau de leur "pays". 
 
Trente minutes plus tard, le haut-commissaire s'étant ravisé, refera surface pour demander aux séditieux de remettre en place le drapeau du vrai Cameroun avant tout dialogue. Menaces et insultes des pro-sécessionnistes fuseront alors de toutes parts, même quand il demandera à tout ce monde de vider l'enceinte de la mission diplomatique.
 
Une source signale que les manifestants ont  certes fini par déguerpir à l'arrivée des forces de sécurité canadiennes, mais que c'était pour se préparer à revenir le lendemain.
 
Vendredi, affirme notre source, ils se seraient de nouveau présentés, cette fois-ci avec un cercueil vide -symbolisant la mort du régime Biya- qu'ils ont déposé à l'entrée de l'ambassade, en proférant des slogans hostiles au pouvoir en place au Cameroun, et exigeant la libération des membres du Consortium incarcérés dans le cadre de la confrontation entre le pouvoir et les meneurs des revendications corporatistes dans les régions anglophones qui se sont mués ensuite en revendications politiques.
 
Il est même à craindre que le régime renforce la répression sur les "anglophones" du terroir, qui, pour la plupart, ne sont même pas partisans de la sécession, mais ont bien de raisons de ne pas être satisfaits de la façon dont est géré le pays qu'ils ont en commun avec leurs compatriotes "francophones".
 
A l'allure où vont les choses, il est difficile que les postures maximalistes des uns et des autres, quelle que soit la légitimité ou bien la légalité de leurs démarches, ne va pas arranger les choses, alors que l'ONU vient d'annoncer son implication dans la résolution de cette crise, laissant espérer que chaque camp pourrait y mettre du sien pour qu'à la fin seul le Cameroun sorte gagnant de ce malentendu déjà émaillées de d'innombrables pots cassés et d'irréparables peaux cassées.  
 

 
Ndam Njoya Nzoméné - Titre : AM
 
 

: Afrique Monde