Nombre total de visites : 3392161
Aujourd'hui : 612
En ligne actuellement : 5

RDC : Massacre en RD Congo. Les forces de Kabila ont déjà tué 12 partisans de l'opposant Ne Mwanda Nsemi depuis ce matin. Kabila étant un usurpateur, doit être arrêté pour une prison hors de la capitale, et répondre de ses meurtres.

2017-08-07 23:53:31 - Véritable lundi noir à Kinshassa, que celui de ce 07 août 2017, où les forces de répression à la solde du président illégitime Joseph Kabila, n'ont pas trouvé d'autres moyens de maintenir l'ordre qu'en tirant à balles réelles sur les partisans de l'opoosant  Zacharie Badiengila encore appelé "Ne Mwanda Nsemi", député récemment emprisonné et leader du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo.

 Le bilan des accrochages qui ont lieu depuis ce matin entre les forces de kabila et les partisans de Ne Mwanda Nsemi est particulièrement lourd : 12 morts, selon les informations officielles communiquées par la police, qui, comble de cynisme, impute ces morts aux "balles perdues".
 
A la source de cet autre drame, la tension prévalent entre cet opposant récemment évadé de prison et l'homme qui s'accroche au pouvoir à Kinshassa alors que son mandat a expiré depuis un peu plus d'un an
 
On se souvient qu'après son évasion deprison le 17 mai dernier, Ne Mwanda Nsemi, était réapparu environ un mois plus tard, en juin, dans une vidéo de 29 minutes postée sur les médias sociaux, pour lancer un message d'appel à la désobéissance civique.
 
Celui qu'on appelle en RDC "le député-gourou", avait à cet effet fixé au 07 août 2017 le délai pour que "les Rwandais et le président Joseph Kabila" quittent le pays. Dans le cas contraire, avait-il menacé, "... nous allons appliquer la loi divine qui dit œil pour œil, dent pour dent".
 
Aujourd'hui, lundi 07 août 2017 donc, sa menace  a été mise à exécution, et le régime répressif de Kabila, s'est engoufré dans cette logique du chaos, pourchassant et tuant les partisans de l'homme politique.
 
Ne Mwanda Nsemi avait été arrêté le 03 mars 2017, ainsi que son épouse après trois semaines de siège effectué par la police congolaise au siège du mouvement Bundu dia Kongo (créé dans les années 1980 sous la forme d'une organisation religieuse chrétienne)  dont il est par ailleurs le député.
 
Comme cela s'était passé quelques mois plus tôt pour l'arrestation de Jean-Pierre Mpandi, le 6ème chef Kamuina Nsapu, le régime Kabila qui imputait à ce leader politique et non moins "prophète" autoproclamé la responsabilité d'attaques meurtrières au Congo central, n'avait lésiné sur aucun moyen pour cueillir sa proie. Aussi, les affrontements entre la police et ses partisans avaient-ils causé la mort de trois militants du BDK.  
 

 
Ndam Njoya Nzoméné - Titre : AM
 
 
 
 
 
 

: Afrique Monde