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Mali : IBK se prépare à un coup d'état constitutionnel et institutionnel

2017-06-29 02:40:55 - Pour rendre compte des journées communales de son parti tenues, les 22 et 23 avril, à Koutiala, Dr Oumar Mariko a animé, jeudi dernier, une conférence de presse à Djéliboougou. Mais le président du Parti Sadi n’a pas raté l’occasion de parler de l’actualité brûlante à savoir la révision constitutionnelle. Il a qualifié cette dernière d’un coup d’Etat constitutionnel et institutionnel préparé par le président IBK.

Selon le député Oumar Mariko, président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), la Constitution de 1992 et celle qui doit être soumise au référendum, le 9 juillet prochain, sont l’émanation de la démocratie néolibérale qui ne garantit pas la santé, l’éducation et le partage des richesses du pays entre les Maliens. Pour ce qui est de la nouvelle Constitution, Dr Mariko dit que le président IBK se prépare à un coup d’Etat constitutionnel et institutionnel pour se faire élire à la présidentielle de 2018.
 
Il justifie ce coup d’Etat par les différentes rencontres qu’on eues les institutions de la République et les structures chargées d’organisées les élections. Il fait allusion ici aux audiences que la présidentielle de la Cour constitutionnelle a accordé au ministre de l’Administration territoriale et au président de la Commission électorale nationale indépendante.
 
Aussi, pense-t-il que la nomination des préfets est un facteur déterminant dans ce coup d’Etat que IBK s’apprête à opérer contre le peuple malien qui n’arrive plus à supporter sa mal gouvernance. Le président du Parti Sadi, Oumar Mariko, déclare que les forces patriotiques font se retrouver pour dire non à la Constitution néolibérale que IBK veut imposer aux Maliens. Enfin, par rapport à la présidentielle de 2018, il affirme que la masse d’argent détournée lors de son premier mandat lui assurera son élection.
 
Les journées communales, qui se sont déroulées, les 22 et 23 avril, à Koutiala, capitale de l’or, visaient, selon Dr Oumar Mariko, à renforcer les connaissances des élus du parti pour leur permettre de jouer pleinement leurs rôles, de promouvoir la participation des citoyens longtemps exclus des processus de prises de décisions et du partage du travail social, des avantages du progrès économique, technique et culturel.
 
Il ajoute que son parti s’est toujours inlassablement investi dans le travail fondamental et déterminant d’éducation politique par l’information, la sensibilisation, la formation des populations et le débat démocratique, afin d’assurer la prise de conscience scientifique de leur situation sociale et des enjeux qui déterminent leur devenir, leur mobilisation et leur action autonome, seuls garants du changement social et de la maîtrise de leur destin.
 
Au cours de ces journées communales, le président du Parti Sadi rapporte que la sécurité, la gouvernance de IBK, le foncier, des cartes NINA et de la question des Maliens de l’extérieur, de la révision constitutionnelle, de la prise en charge des chefs de villages, etc. ont fait l’objet de débats entre les élus, les membres du bureau politique, du comité centre et du comité scientifique.
 
Aux dires de l’élu de Kolondiéba, la gouvernance du président IBK a vite tourné au cauchemar pour l’écrasante majorité des Maliennes et Maliens. Ainsi, il appelle le peuple souverain du Mali à prendre conscience de l’exploitation rampante de nos terres par des prétendus opérateurs économiques nationaux, véritables chevaux de Troie du capital financier international.
 
A l’issue des deux jours de débats, les élus du Parti Sadi ont convenu d’institutionnaliser les journées communales dans l’agenda politique du parti afin de renforcer les échanges entre le sommet et la base, permettre aux élus de jouer pleinement leur rôle de militants au service de la communauté et au bureau politique de cerner les difficultés de gestion communale sur le terrain, dévaluer le rapport entre le pouvoir et les élus du Parti Sadi.
Ont pris part à ces journées, les 281 élus du parti Sadi. Il compte seize (16) maires.

Par Yoro SOW

: Afrique Monde