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Justice : Laurent Gbagbo met en accusation Chirac et Sarkozy, fauteurs de tragédie en Côte d'Ivoire

2017-06-08 01:31:38 - Depuis sa cellule de la prison de Scheveningen, l'ancien président ivoirie, le Professeur Laurent Gbagbo, a une fois de plus décidé de délier sa langue pour parler du complot ourdi par la France pour renverser son régime nationaliste et révolutionnaire au profit du pantin françafricain Alassane Ouattara.

Dans un entretien accordé à Mediapart, celui qui est injustement incarceré depuis six ans au nom de la justice des puissants revient sur le rôle joué successivement par deux anciens présidents français, Jacques Chirac, d'abord, Nicolas Sarkozy ensuite, pour déstabiliser son régime qui faisait montre d'une trop grande indépendance -à leur goût-, et s'approprier son pays par homme de main interposé.
 
Une tragédie qui a commencé à prendre ses véritables proportions quand, prenant le prétexte d'un soi-disant  bombardement d'une base militaire française à Bouaké en novembre 2004 par l'aviation ivoirienne qui aurait fait neuf morts, la France détruisit en représailles la flotte aérienne ivoirienne.
 
Bien entendu, celui qui a dirigé la Côte d'ivoire pendant une dizaine d'années, malgré les crocs-en-jambes de la France et de l'Onu, ne minimise pas le rôle de ses propres compatriotes -Ouattara, par exemple- dans la tragédie ivoirienne. Une tragédie qui a commencé à prendre ses véritables proportions quand, prenant le prétexte d'un soi-disant  bombardement d'une base militaire française à Bouaké en novembre 2004 par l'aviation ivoirienne qui aurait fait neuf morts, la France détruisit en représailles la flotte aérienne ivoirienne.
 
ce complot avait pour finalité, bien entendu, le renversement du gouvernement légitime et l'éviction du pouvoir de son détenteur. La preuve, après la destruction de la flotte ivoirienne, l'armée française sur instructions de Jacques Chirac,  encercla la résidence présidentielle, à Abidjan, tentant de profiter de l'effet de surprise pour renverser  Gbagbo et mettre à sa place son chef d'état-major d'alors, le Général Mathias Doué.
 
Mediapart/France24
 

: Afrique Monde