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Cameroun - Scandale : L'évêque de Bafia aurait-il été suicidé par des pédophilocrates du régime du fainéant Paul Biya ? et demain, ce fainéant ira faire son cinéma au vatican.

2017-06-06 21:27:45 - Si l'on en croit les dernières nouvelles (infos ou intox?) qui s' égrènent au fil des minutes, depuis le repêchage vendredi du corps de l'évêque de Bafia, ce prélat devenu célèbre à titre posthume -malgré lui- ne se serait pas donné la mort par noyade, comme le laissait croire au début de "l'affaire", une ("soi-disant") note « trouvée » ou qu'il aurait « laissée sur le siège arrière de son véhicule, près de ses pièces d'identité », avant de se jeter … « dans l'eau » !

Ainsi, alors que le résultat de l'autopsie est officiellement attendu, des indiscrétions à prendre avec des pincettes, mais à ne pas forcément prendre à la légère, font état  depuis samedi de l'achèvement de cette étape dite médicolégale de l'enquête ouverte par les autorités judiciaires du Cameroun.
 
A en croire lesdites indiscrétions qui citent une source (anonyme) de la Direction Générale des Recherches Extérieures (DGRE, services de renseignements), l'autopsie du corps de l'évêque défunt orienterait plutôt vers une piste criminelle : « Pas d'eau dans les poumons. Il a été jeté mort dans l'eau ». Et les détails qui suivent sont des plus croustillants. 
 
« … le recteur du petit séminaire de Bafia (prêtre retrouvé mort dans sa chambre quelque deux semaines avant que Mgr balla se retrouve "dans l'eau", ndlr) et l'évêque avaient découvert un réseau de pédophilie infantile qui impliquait de grosses pontes du régime. Après avoir zigouillé le recteur ils ont essayé de négocier, puis intimidé l'évêque afin de ne pas transmettre un rapport accablant. Vu que l'évêque refusait catégoriquement de coopérer il a été froidement abattu puis une mise en scène a été établie pour faire croire à un suicide... ».
 
Et du coup, surgit la vraie question que l'on devrait se poser, et qui est de savoir si le prêtre est effectivement sorti seul de l'évêché, vivant, à bord de son véhicule, pour aller commettre ce que le commun des mortels considère comme le plus mortel des péchés capitaux :

un suicide. 
 
 
Cette thèse qui induit l'idée d'un assassinat peut  paraitre aisément réfutable d'un strict point de vue factuel, dans la mesure où les premiers témoignages des  collaborateurs et proches de l'évêque publiés par la presse, notamment la presse en ligne, avaient fait état de son départ tard dans la nuit du mardi (« aux environs de 23 heures » -sic-), seul, à bord de son véhicule 4x4. Seulement, il ne serait pas déplacé de se demander si Monseigneur Balla ne se rendait pas quelque part pour un entretien avec quelqu'un qui l'aurait en fait plutôt attiré dans un traquenard mortel. 
 
On imagine quand même mal que quelqu'un sorte de chez lui pour aller se jeter délibérément dans la gueule du loup. Et du coup, surgit la vraie question que l'on devrait se poser, et qui est de savoir si le prêtre est effectivement sorti seul de l'évêché, vivant, à bord de son véhicule, pour aller commettre ce que le commun des mortels considère comme le plus mortel des péchés capitaux : un suicide. 

Conjectures (simplement) morales
 
En effet, s'il est possible qu'un homme d'église, fut-il prêtre, cède au plaisir de la chair dont le besoin d'assouvissement est instantané, comme c'est le cas des crimes de pédophilie dont des prêtres se rendent souvent coupables, il est en revanche difficile de croire qu'une autorité morale de la trempe de Mgr Balla puisse parcourir environ 90 kilomètres, de Bafia à Ebebda, pour aller se "donner la mort", sans que ses pulsions suicidaires puissent être freinées à un moment par sa conscience de chrétien, que disons nous, d'éminent chrétien. 
 
Dans le cas d'espèce, le suicide pour un homme comme Mgr Balla qui n'avait pas d'antécédent délictuel ou criminel connu, signifierait qu'il ait voulu se donner la mort physique pour éviter l'infamie, qui constitue pour des hommes d'une haute spiritualité, un supplice moral, donc une atteinte bien plus terrible que la mort de la chair.
 
Mais Monseigneur balla par son statut dans la société des hommes, est de ceux qui savent bien qu'après la mort de la chair, commence la vie de l'âme. Et que cette autre vie-là est plus éprouvante pour  ceux qui ne peuvent  montrer patte blanche devant le Saint des Saints pour leurs actions cachées ou révélées de leur vivant sur la terre où tout mortel n'est que de passage, en mission perpétuelle de son propre rachat du péché originel si chevillé à l'humaine existence, et de tous les autres qui viennent éventuellement s'y agréger.
 
Quand on aura répondu à cette question et à toutes les autres, quand on aura réussi à s'expliquer que Mgr Balla ait pu oublier la graphie exacte de son nom en signant son "Je suis dans l'eau" de "Mbala" et non "Balla" on pourra avoir une idée claire de ce qui est arrivé à cet homme d'église dont les causes et conditions de la bouleversante et non  moins abracadabrantesque disparition, ne sont pas au fond aussi floues qu'on le veut faire accroire, même si elle le semblent en apparence, rapportées à celles de ces autres collègues, confrères ou frères qui l'ont précédé dans la voie des morts brutales et mystérieuses.
 
Comment donc un homme qui a volontairement opté d'étudier le service de Dieu (incarnation spirituelle du bien), et d'avoir pour profession de servir Dieu, en guidant les âmes vers le bien, qui –au risque de nous répéter- est pour Dieu ce que les cinq sens (la vue, l'odorat, l'ouïe, le goût, et le toucher) sont pour les cinq organes : son sens. Et son essence (!), a-t-il pu, en plus  de se donner la mort pour fuir la vue et les sermons de ceux qui pouvaient le couvrir d'avanie au cas où il aurait eu quelque chose à se reprocher, oser leur indiquer qu'il se trouvait, « dans l'eau », comme si sa mémoire allait être moins couverte d'opprobre après qu'on aura retrouvé son corps, alors qu'il sait, plus que quiconque, que ce qui sera lié sur la terre le sera également dans les cieux ?
 
Quand on aura répondu à cette question et à toutes les autres, quand on aura réussi à s'expliquer que Mgr Balla ait pu oublier la graphie exacte de son nom en signant son "Je suis dans l'eau" de "Mbala" et non "Balla" on pourra avoir une idée claire de ce qui est arrivé à cet homme d'église dont les causes et conditions de la bouleversante et non  moins abracadabrantesque disparition, ne sont pas au fond aussi floues qu'on le veut faire accroire, même si elle le semblent en apparence, rapportées à celles de ces autres collègues, confrères ou frères qui l'ont précédé dans la voie des morts brutales et mystérieuses.

Ndam Njoya Nzoméné - Titre : AM
 
 

: Afrique Monde