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France : L’odeur de la défaite rend les fillonistes nerveux

2017-04-14 04:19:08 - Les fillonistes du socle dur, soit 13% des 17% d’intentions de vote, se montrent de plus en plus vindicatifs, voire agressifs. L’idée de voir une victoire, qui leur était promise, leur échapper au fil des jours, les rend nerveux. Pour leur part, les gaullistes authentiques sont écœurés par les turpitudes de Fillon. Ils auraient préféré un autre candidat et appellent à voter Mélenchon (1).

Mentir sans vergogne est apparemment normal chez Fillon et ses supporters catho intégristes. Ils vont finir par fâcher le pape François ! Les gens élisent des présidents à leur image. Or, après la révélation des affaires, Fillon est désormais perçu comme un escroc, y compris dans son propre camp, qu’il a pris en otage, afin qu’il l’aide –merci Baroin et consorts…- à échapper aux poursuites judiciaires, pendant cinq ans. A imaginer, ce qu’à Dieu ne plaise (s’il existe ?), qu’il soit élu, cela signifiera que plus de la moitié des Français le sont aussi (escrocs). Pour le moins perturbant pour un citoyen sain d’esprit !
 
Certains fillonistes jusqu’au boutistes se déchaînent pour sauver leur idole. Seraient-ils à court d’arguments pour promouvoir un programme socialement et humainement odieux ? Ou bien sont-ils égarés par un fanatisme aveugle pour défendre, à en perdre la raison, un homme indéfendable, soupçonné par les juges de malhonnêteté grave ? Un Fillon qui avait, il y a quelques mois encore, le culot de se la jouer « grave » dans le registre « moi je lave plus blanc que blanc ».
 
Confondu par les fins limiers du Canard Enchaîné (merci à la presse libre), le masque est tombé, dévoilant un homme cupide, enfermé dans un déni complet, pour qui la morale se résume à « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». Jésus Christ, la référence de Monsieur Fillon, lui a-t-il conseillé de tromper les gens ? Lui a-t-il ordonné de pondre une panoplie de mesures ignobles pour les asservir davantage encore et les plonger un peu plus dans la désespérance ?

La morale : ils s’en foutent les fillonistes du noyau dur
 
S’il est élu, il martèle qu’il va lancer un arsenal de projets iniques contre le peuple, pour protéger les marchands du temple ultralibéral, dont il est devenu un laudateur zélé, sur les traces de Sarkozy, le fossoyeur de la France, son funeste dernier maître à penser. Qui se ressemble s’assemble. Ce triste sire, à l’allure irrémédiablement coincée, séduit les petits commerçants, artisans, entrepreneurs, et les chefaillons qui se prennent tous pour des aigles, renvoyant, à tout propos, les écorchés de la vie dans la catégorie des bons à rien. Comme lui, ils se contrefoutent de la morale… Ils sont les 13% du socle en béton, sur les 17% d’intentions de vote (dernier sondage).
 
Comme leur idole, leur seule religion, c’est le fric. Leur seule boussole, dans cette élection, c’est Fillon. Qu’il soit mis en examen ne leur fait ni chaud ni froid. Au contraire, à leurs yeux, il est le modèle à suivre. La fin justifie les moyens. D’où cette violence qui se déchaîne de plus en plus souvent à l’encontre de ceux qui osent entraver la marche vers l’Elysée, -un temps promise triomphale-, de celui qu’ils veulent (après l’ère Sarkozy) comme nouveau timonier, pour protéger leur petit confort bourgeois, leur petit ou gros magot, au sein d’un système politique totalement vérolé, qu’il faut maintenir coûte que coûte.
 
Sur le terrain, la fébrilité des fillonistes, confrontés au rejet constant de leur maître –voir l’épisode, entre autres, de l’enfarinage, le 6 avril, à Strasbourg-, alimente une tension permanente, à presque chacun de ses déplacements. Au cours de réunions publiques, il n’est pas rare que des incidents surviennent avec la presse, comme en témoigne ce qui est arrivé, au meeting du 9 avril, à Paris, à des journalistes de « Quotidien » et du « Petit Journal », sévèrement malmenés (2).
 
La haine transpire dans les interventions des fillonistes, avec une violence inouïe, notamment sur AgoraVox, contre ceux qui ont le front de s’opposer à leur guide. Injures, insultes gratuites, insinuations, menaces déferlent sur les forums de la toile.
 
Et dire que Fillon se prétend encore gaulliste !
 
L’élection n’est jouée pour personne, à quinze jours du scrutin. En revanche, elle est d’ores été déjà pliée, sur le plan de la sympathie et de l’image pour Fillon, dont la cote de popularité est au plus bas, après avoir tutoyé les sommets, après son élection à la primaire de la droite. Il est battu à plates coutures, sur ce terrain-là aussi, par Mélenchon.
 
Négliger à ce point ce critère de jugement révèle la véritable nature égotique du psychorigide Fillon qui, loin de se battre pour l’intérêt général et le bonheur de chacun, s’est engagé dans un combat personnel d’une indécence désolante, pour son camp, qui le fera se fracasser contre le mur de la honte.
 
Et dire que cet homme prétend encore se réclamer du gaullisme ! Une injure à De Gaulle et à l’histoire qu’il a écrite, pour restituer à la France sa grandeur.

Verdi

: Afrique Monde