Nombre total de visites : 3375050
Aujourd'hui : 106
En ligne actuellement : 3

France : Dissidents socialistes et dissidents LR travaillent pour …. Marine Le Pen.

2017-03-04 04:17:22 - Quatorze ans de Mitterrandisme, douze ans de chiraquisme, cinq ans de Sarkozisme et surtout cinq ans de Hollandisme ont mis la France à genoux; et totalement désagrégé sa classe politique qui a complètement oublié l'existence de la Nation et fait perdre aux élus le sens minimum des conditions nécessaires à l'exercice du pouvoir :

le dévouement au Bien commun national, la soumission des partis politiques à ce Bien commun, le sens du sacrifice et de la subordination des ambitions personnelles à l'intérêt général..
 
Ces jours-ci, le complot des dirigeants socialistes crée une crise grave à l'intérieur de qui fut le parti gaulliste. François Fillon ( voir nos articles sur la question dans le Scrutateur depuis le début février ) l'avait très nettement emporté sur ses rivaux et SUR UN PROGRAMME, pas sur ses sourcils où même sa sobriété et son refus de la démagogie.
 
Contrairement à leurs engagement de militer pour le vainqueur de la primaire, plusieurs des vaincus ont saisi ( toute bêtise assumée ) l'occasion du mauvais complot des magistrats hollandistes pour déstabiliser ( ou tenter de .. ) le candidat LR élu pour se présenter au suffrage des Français.
 
En dépit de leur fuite panique hors du vaisseau qu'ils s'imaginent en train de couler, les rats en déroute ne parviennent pas à faire baisser le socle électoral de Fillon qui demeure au niveau non négligeable de 20%.
 
Rien n'est absolument perdu, surtout si l'on tient compte de ce que les foules sont versatiles, et que du côté des concurrents la décomposition Hollandiste bat également son plein.
 
De même, la primaire socialiste avait désigné Hamon comme le représentant du PS à la grande élection.
 
Mais les vaincus, là non plus, ne décolèrent pas.
 
Valls et Hamon, leurs partisans, n'entendent pas s'unir et se sacrifier au service d'un intérêt supérieur à celui de leurs petites personnes et de leurs dérisoires ambitions personnelles.
 
Et nombre de militants et de personnalités socialistes courent s'inscrire chez le filleul politique de François Hollande : Emmanuel Macron.
 
L'hémorragie est telle que le premier secrétaire du Parti M. Cambadélis menace les fuyards d'exclusion, ce qui est assez dissuasif si l'on tient compte des élections législatives proches.
 
Voici ce qu'écrit l'inimitable Camba : « Fort de «la charte éthique» et des «articles 1.2.3 des statuts», le député de Paris ( Cambadélis ) estime en effet que les contrevenants se placent eux-mêmes en marge du parti. «Tu comprendras, dès lors, que ton soutien effectif à un autre candidat que Benoît Hamon, élu lors de la primaire, (...) ne peut être enregistré que comme la décision de t'affranchir de nos règles communes», assène-t-il d'ailleurs.
 
Cette missive, que Le Figaro s'est procurée, a été adressée à quelques jours du Bureau national de lundi qui promet d'être explosif à Solférino. Depuis la désignation de Benoît Hamon, qui peine à rassembler son camp, le Parti socialiste fait en effet face à une hémorragie de son aile droite vers Emmanuel Macron ». .Tous ces fuyards étant menacés d'exclusion du parti.
 
Je déconseille à François Fillon de procéder ainsi, car s'il se maintient sur la base militante des 20% de fidèles ( insuffisante pour gagner en juin, mais suffisante pour garder en mains le parti ), M. Fillon pourrait avoir la satisfaction de voir venir lui manger dans la main les fuyards d'aujourd'hui. Il y a des plaisirs qu'on ne peut pas se refuser.
 
On me dira que je suis trop optimiste que les LR vont adopter la plan B, c'est à dire le rappel de Juppé.
A cet égard je rappelle ce que j'écrivais, ici, au matin du 03 mars :
 
« On peut toutefois s'interroger sur l'efficacité d'une telle tactique.
 
Car il y a moins de trois mois se tenait la primaire de la droite, dont les électeurs avaient choisi Fillon contre Juppé. Très largement 66% contre 34%.
 
Ils n'avaient pas choisi la tronche de Fillon contre celle de Juppé, mais un programme contre un programme, très différents l'un de l'autre.
 
Question légitiment posée : Si Juppé devenait le « champion » de la droite, sur quoi ferait-il campagne? Sur le programme de Fillon ( mais alors quelle crédibilité ?  ) ou bien sur son propre programme refusé par l'électorat de droite il n'y pas trois mois »?
 
On comprendra que quoiqu'il arrive, je ne puisse pas voter pour un plan Juppé. Et je crois que je ne serai pas seul.
En ce qui me concerne, quoi qu'il arrive, en cette hypothèse, au premier tour de l'élection je ne pourrais que voter blanc.
 
Et au deuxième tour, au cas d'un duel Macron, Marine Le Pen, je ne pourrais ( et même si Fillon, vaincu et écrasé avait la faiblesse d'appeler à voter pour un Macron. En politique, rien n'est impossible ) que pour la candidate du FN. »
 
La droite classique n'a qu'un moyen de tenter de redresser la barre c'est de serrer les rangs derrière Fillon, et de cesser de faire semblant, comme les y incitent leurs pires adversaires de considérer le parti de Marine Le Pen comme un avatar de l'hitlérisme. Ce qui est une sottise absolue.
 
Le Scrutateur.

: Afrique Monde