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Sahara : Le Maroc annonce son retrait d'une localité contestée au Sahara occidental ( Pour une fois que Jacob Zuma sort de sa sieste )

2017-02-27 17:00:04 - Le Maroc va se retirer à partir de dimanche d'une zone contestée au Sahara occidental, théâtre de vives tensions avec les indépendantistes du Front Polisario, a-t-on appris dimanche de source officielle. 

"Le royaume du Maroc procèdera, dès aujourd'hui (dimanche), à un retrait unilatéral de la zone" de Guerguerat, à la frontière avec la Mauritanie, dans le sud-ouest du Sahara occidental, a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. 
 
Le texte ne donne aucune précision sur ce retrait. 
 
Disant vouloir lutter "contre la contrebande", l'armée marocaine avait entamé mi-août dans cette localité la construction d'une route goudronnée au delà de son mur de défense, une barrière de sable qui marque la frontière du Sahara occidental sous contrôle marocain. 
 
Les indépendantistes du Polisario ont depuis lors multiplié les incursions dans cette zone, les médias proches de ce mouvement faisant état en décembre dernier de patrouilles de ses combattants et d'installation d'une "base d'appui". 
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental, immense étendue désertique, est sous contrôle du Maroc depuis 1975. Soutenu par l'Algérie, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination alors que Rabat, qui contrôle la région et considère le Sahara comme une "cause nationale", propose une autonomie sous sa souveraineté. 
 
Les armes se sont tues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en 1991, et l'ONU maintient sur place une force de paix comptant environ 250 casques bleus et chargés notamment de surveiller le cessez-le-feu. 
 
L'annonce du retrait de Guerguerat, "sur instruction" du roi Mohammed VI, intervient après une demande en ce sens du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, explique le communiqué. 
 
Vendredi, Mohammed VI s'était entretenu au téléphone avec M. Guterres pour "attirer son attention sur la situation grave" dans cette zone. Il avait dénoncé les "incursions répétées des éléments armés du +Polisario+" et appelé l'ONU à "des mesures urgentes" pour y mettre fin. 
 
Dans son communiqué dimanche, le Maroc dit "espèrer que l'intervention du Secrétaire général (de l'ONU) permettra de revenir à la situation antérieure dans la zone concernée, de préserver intact son statut, de garantir la fluidité du trafic routier et, ainsi, de sauvegarder le cessez-le-feu".
 
Selon la presse marocaine, seule une portion de la route contestée --longue de 4 km-- a été asphaltée par les autorités marocaines. 
 
Les travaux des pelleteuses ont été interrompus depuis les incursions du Polisario, qui se sont multipliées à partir de décembre, selon la même source. 
 
https://www.lorientlejour.com
 
Le 17 janvier 2017,  Zuma demandait la fin de la colonisation de cette « province » marocaine 
 
Le nouveau chef de la guérilla séparatiste au Sahara occidental, le Polisario, a obtenu, vendredi, 6 janvier, un soutien appuyé du président sud-africain, Jacob Zuma (sur notre photo avec Brahim Ghali ce 6 janvier à Pretoria), qui a jugé "inconcevable" que ce territoire soit "toujours colonisé" par le Maroc.

Le Sahara occidental, immense étendue désertique, est sous contrôle du Maroc depuis 1975.
 
Soutenu par l'Algérie, le Front Polisario réclame un référendum d'autodétermination alors que Rabat, qui considère le Sahara comme une "cause nationale", propose une autonomie sous sa souveraineté.
 
"C'est inconcevable que le Sahara occidental (...) soit toujours colonisé", a déclaré M. Zuma après s'être entretenu, à Pretoria, avec le secrétaire général du Front et président de la RASD (République arabe sahraouie démocratique), Brahim Ghali.
 
"Nous nous engageons à poursuivre le dialogue avec la population du Sahara occidental jusqu'à ce que vous obteniez de vivre libres sur votre territoire et que vous soyez capables de déterminer votre avenir", a-t-il ajouté, cité par la présidence sud-africaine.
 
Il s'agit de la première visite de Brahim Ghali en Afrique du Sud, un allié de longue date du Sahara occidental, depuis son élection, en juillet, à la tête du mouvement séparatiste.
 
"Le peuple sahraoui se bat pour recouvrer la souveraineté totale de son Etat et de son territoire, a déclaré à la presse Brahim Ghali. On est malheureusement confronté à l'occupation militaire d'un pays voisin, le royaume du Maroc".
 
Selon Pretoria, l'Afrique du Sud et le Sahara occidental "entretiennent des relations historiques étroites qui remontent aux années de lutte contre la colonisation et l'apartheid".
 
Le régime sud-africain de l'apartheid a été, officiellement, aboli, en 1994, avec l'élection du premier président noir, Nelson Mandela.
 
La rencontre à Pretoria entre MM. Zuma et Ghali intervient au moment où Rabat mène une intense campagne diplomatique pour revenir au sein de l'Union africaine (UA) qu'il a quittée en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) du Polisario.
 
Les partisans de l'indépendance du Sahara occidental tentent de leur côté de contrer les efforts de réintégration de Rabat
 
 
Afrique Education - Titre : AM
 

: Afrique Monde